Questions existentielles - page 260

Pour se reposer quelques minutes
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La peste serait arrivée en Europe il y a 5.000 ans
Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste, existait déjà au néolithique. Une étude du Max Planck Institute montre qu’on en retrouve des traces sur les dents et ossements de l’époque, de quoi retracer sa migration de l’Asie centrale à l’Europe.

Au Moyen-Âge, la peste noire (Yersinia pestis) a ravagé l’Europe, qui a perdu entre 30 et 50% de sa population entre 1347 et 1352. Mais ce n’était pas la première épidémie due à la bactérie Yersinia pestis, en témoigne par exemple la peste de Justinien, qui a a touché l’Europe méditerranéenne au 6e siècle. En fait, l’origine de la peste serait bien plus ancienne encore, puisqu’elle remonterait à la fin du néolithique, selon une étude scientifique du Max Plack Institute publiée dans Current Biology. Des nomades des steppes auraient ainsi apporté la peste avec eux en Europe il y a entre 4.800 et 3.700 ans.

De l’ADN de Yesinia pestisretrouvée sur des ossements humains

Pourquoi chercher des traces de la peste au néolithique ? Les scientifiques pensent qu’analyser les formes anciennes de la bactérie aidera à mieux comprendre son évolution dans le temps et à déterminer comment l’infection est devenue plus virulente au cours de celui-ci. Les chercheurs ont analysé plus de 500 dents et ossements retrouvés en Allemagne, Russie, Hongrie, Croatie, Lituanie, Estonie et Lettonie pour y traquer la présence de la bactérie Yersinia pestis, responsable de la peste. Elle a été retrouvée sur des échantillons datant de cette période, ont expliqué des chercheurs qui ont procédé à un séquençage de l’ADN prélevé. L’ADN complet de la bactérie a même été retrouvé sur les restes de six individus.

DATATION. Le séquençage de ces six premiers génomes européens de la bactérie Yersinia pestis leur a permis de déterminer que la peste est probablement arrivée en Europe centrale approximativement à la même époque que les nomades des steppes d’Eurasie, entre la fin du Néolithique, il y a 4.800 ans et le début de l’âge du bronze il y a 3.700 ans. En effet, ces différents génomes sont très proches. « Cela laisse penser que la peste est entrée en Europe, soit à de multiples reprises pendant cette période, en provenant du même réservoir infectieux local, ou en une seule fois à la fin du Néolithique », explique Aida Andrades Valtueña de l’Institut Max Planck sur la science de l’histoire Humaine, co-auteure de l’étude.

Les nomades arrivés des steppes fuyaient-ils la peste ?

Des mouvements migratoires importants sont survenus en Europe il y a environ 4.800 ans, lorsque des populations sont arrivées des steppes de la mer Caspienne vers l’Europe. Cela conforte l’hypothèse selon laquelle la peste s’est bien propagée sur le continent européen en suivant les populations humaines, précise Alexander Herbig de l’Institut Max Planck, autre co-auteur de l’étude. Les échantillons complets d’ADN de la peste retrouvés montrent que des changements génétiques liés à sa virulence étaient en cours pendant cette période, pointent les scientifiques.

FUITE. Mais davantage de recherches seront nécessaires pour confirmer dans quelle mesure ces évolutions génétiques affectaient déjà la sévérité de l’infection, relèvent-ils. Selon eux, il est possible que la bactérie Yersinia pestis ait déjà été capable de provoquer des épidémies étendues. « La menace présentée par la peste pourrait avoir été une des raisons de ces mouvements migratoires entre la fin du Néolithique et le début de l’âge de bronze », imagine Johannes Krause, directeur du Departement d’archéogénétique de l’Institut Max Planck, qui a dirigé cette étude. Les nomades des steppes de la mer Caspienne sont peut-être partis pour échapper à la peste, précise-t-il. L’introduction de la maladie en Europe aurait même pu jouer un rôle majeur dans le renouvellement génétique des populations européennes, avance le chercheur.

(Source : Sciences & Avenir)
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Le problème des débris spatiaux
Jeremy Wilks s’est penché sur l’épineuse question des débris spatiaux, avec les experts du centre européen de technologie spatiale de l’Agence Spatiale Européenne, aux Pays-Bas.

29 000 objets de plus de 10 cm

8000 tonnes de débris errent dans l’espace : des morceaux de fusée, des satellites en fin de vie ou des fragments d‘équipement : une pollution spatiale surveillée depuis la Terre.

29 000 objets de plus de 10 cm ont ainsi été recensés. Les débris, plus petits, se compteraient, eux, en dizaines de millions.

De quoi démultiplier le risque de collisions.

“Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que même un petit débris – en raison de la vitesse à laquelle il progresse dans l’espace – peut faire exploser un satellite actif par exemple et cette explosion va générer un nouveau nuage de débris. Donc tous les débris sont des menaces potentielles”, explique Luisa Innocenti, responsable du programme Clean Space à l’Agence Spatiale Européenne.

Chaque année, 200 experts se réunissent au Centre européen de technologie spatiale aux Pays-Bas pour élaborer des solutions de nettoyage de l’espace. Ils travaillent pour les agences spatiales, les fabricants ou les lanceurs de satellites.

“Pour résoudre le problème des débris spatiaux, il faut agir sur deux axes : d’abord il faut arrêter de polluer et ensuite il faut ramasser les déchets, autrement dit les débris”, ajoute Luisa Innocenti.

Des outils futuristes pour nettoyer l’espace…

Pas facile de capturer des objets pouvant évoluer à 28 000 km/h.

Mais les ingénieurs de l’Agence Spatiale Européenne ne manquent pas d’imagination : ils mettent au point des techniques de récupération de ces “déchets de l’espace”, dans le cadre de la mission de nettoyage e.Deorbit.

Ils prévoient notamment d’attraper d’anciens satellites grâce à un bras robotique.

“Nous utilisons une caméra, montée sur le bras d’un petit robot pour reproduire le mouvement du satellite que nous voulons “désorbiter”, le satellite que nous voulons capturer. Une fois que nous sommes sûrs d‘évoluer au même rythme que cet objet, et que nous reproduisons sa “danse”, sans le toucher, nous pouvons déployer le bras robotique qui va attraper l’anneau de lancement de l’ancien satellite. Et ensuite, on bloque notre prise pour diriger le satellite, le pousser et on le ramène ainsi vers la Terre pour destruction lors de sa rentrée atmosphérique ou lorsqu’il arrive dans le sud de l’Océan Pacifique”, indique Jesus Gil Fernandez, ingénieur à l’ESA.

…au filet de pêche de l’espace

Autre technique de capture développée dans le cadre du projet e.Deorbit : le filet de pêche spatial.

“L’idée, c’est de faire exactement ce que font les pêcheurs en mer. Nous avons un très grand filet, ce qui nous permet de rester à bonne distance des débris et des satellites errants. On le lance pour qu’il se déploie autour du vieux satellite et qu’il l’enveloppe. Ensuite, grâce au mouvement libre de l’objet, le filet va s’enrouler tout autour de lui, l’ancien satellite sera pris au piège et on pourra ainsi le déplacer dans l’espace , comme on le fait avec des poissons en mer”, explique Michèle Lavagna, chercheuse de l’institut Politecnico de Milan, qui collabore avec l’ESA.

La station spatiale internationale : une armure pour les astronautes

Pour l’instant, la mission e.Deorbit reste au stade de projet, faute de financement pour la lancer, alors que des millions d’euros de technologies risquent, à chaque minute, d‘être pulvérisés dans l’espace suite à une collision.

Et le risque est aussi réel pour les astronautes.

La Station Spatiale Internationale doit régulièrement manœuvrer pour éviter les impacts avec des objets de plus de dix centimètres. Pour protéger les astronautes, la structure de la station est transformée en armure et ses cloisons, en cottes de mailles modernes.

“Si un débris percute la station, il va perforer une première couche, mais il va se désagréger lors de l’impact. Et créer un nuage de petits fragments qui sera absorbé par la deuxième couche composé de Nextel et de Kevlar, pour éviter de perforer la strate d’après, celle de la partie pressurisée dans laquelle vivent les astronautes”, explique Lilith Grassi, ingénieur pour Thales Alenia Space.

Vers des satellites bio-dégradables ?

De plus en plus de satellites sont lancés dans l’espace. Il y en aurait plus de 2000 actifs actuellement, en orbite près de la Terre ou plus loin, sur des positions géostationnaires.

Une fois obsolètes, ils se transformeront à leur tour en débris.

Les ingénieurs européens tentent donc de créer des satellites nouvelle génération qui s’autodétruiront lors de leur rentrée atmosphérique. Et si les panneaux solaires sont facilement réduits en poussière, reste à trouver une solution pour détruire les composants plus résistants, en titane ou en acier, avant qu’ils ne percutent la Terre.

“Je pense qu’il est possible de créer un satellite qui puisse se désintégrer pendant la rentrée atmosphérique.
C’est sur quoi on travaille. Donc, pour l’instant, on est vraiment au premier stade de ce chemin. Déjà, on essaie de comprendre ce qui se passe avec les matériaux actuels, et ensuite on va voir comment on peut les améliorer, comment on peut travailler au niveau design, au niveau de la conception du satellite, comment aussi les différents éléments du satellite se cassent les uns contre les autres pendant la rentrée pour avoir un satellite qui soit plus sûr en fin de vie et créer le moins de débris possible qui retournent sur la Terre”_, indique Benoît Bonvoisin, ingénieur matériaux du groupe ATG qui travaille pour l’ESA.

Longtemps ignorée, la gestion des débris est devenue une problématique cruciale pour les acteurs de l’espace qui dépensent beaucoup d’argent et de ressources à essayer de les éviter.

Alors, qui doit payer la note ?

“Tout le monde pollue. Certains pays ont pollué plus que d’autres, simplement parce qu’ils ont lancé plus de satellites que d’autres. Je ne crois pas que l’on puisse vraiment pointer l’un d’entre eux du doigt ou dire voilà les bons élèves et voici les pollueurs. Disons que la pollution est proportionnelle au nombre de lancements”, estime Luisa Innocenti, responsable du programme Clean Space à l’Agence Spatiale Européenne.

Le cahier des charges des nouveaux satellites européens comprend désormais un volet sur leur fin de vie, pour éviter le plus possible de les voir s’agglomérer à la sphère de déchets qui évolue à environ 36 000 km de la Terre.

(Source : Euronews)
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Les grottes de Waitomo en Nouvelle-Zélande cachent un écosystème unique
Il y a plus de 30 millions d’années, la Nouvelle-Zélande reposait encore au fond de l’océan. La pression phénoménale de l’eau a compressé les dépôts de sédiments pour former du calcaire.

Imaginez une roche de plus de 200 mètres d’épaisseur, haute comme un gratte-ciel. Au fil des siècles, des tremblements de terre ont fendu la roche, et l’eau s’est infiltrée pour creuser des grottes et des tunnels souterrains. En langue Maorie, le mot “wai” veut dire eau et un “tomo” est une cavité. Telle est la signification de Waitomo.

Les premiers occupants connaissaient l’existence de certaines grottes, mais la plupart restaient encore à découvrir. Il faudra attendre l’apaisement des tensions avec les Maoris en 1881, pour que les occidentaux puissent accéder à cette région de Nouvelle-Zélande.

On dénombre 300 grottes dans la région de Waitomo

De nos jours, près de 300 grottes de type karstique ont été répertoriées. La plupart d’entre elles sont réservées aux spéléologues professionnels. Certaines grottes ont été ouvertes au public qui peut les visiter en toute sécurité.

La petite ville de Waitomo accueille 500.000 visiteurs par an. En réalité, ce ne sont pas seulement les grottes que l’on vient contempler, mais un phénomène naturel très original. Waitomo est devenu l’une des principales attractions touristiques de l’île du Nord.

(Source : Kiwipal)
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Nos dents ont évolué à partir des écailles d’anciens poissons
De nouvelles recherches menées par des biologistes de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, soutiennent la théorie selon laquelle les dents des vertébrés ont évolué à partir des écailles dentelées d’anciens poissons, dont les restes peuvent encore être observés aujourd’hui dans la peau des poissons cartilagineux existants, comme les requins, ou les raies.

Les dents, vos dents, ont-elles une origine évolutive bien à elles, ou bien sont-elles issues d’autre chose ? De nouvelles recherches semblent pencher vers la seconde option. Les écailles d’anciens poissons cartilagineux se seraient en effet déplacées vers la bouche suite à l’apparition des premières mâchoires. Pour le savoir, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont utilisé des marqueurs fluorescents pour suivre le développement cellulaire d’un poisson cartilagineux, Leucoraja erinacea, une sorte de petite raie. Certains poissons cartilagineux conservent en effet certaines caractéristiques primitives qui n’existent plus chez leurs homologues osseux incluant de petites écailles épineuses incorporées dans leur peau : des denticules cutanés, qui ressemblent de façon frappante à des dents. Ils ont alors découvert que ces écailles épineuses proviennent du même type de cellules que les dents : les cellules de la crête neurale.

« Les écailles de la plupart des poissons modernes sont très différentes de celles des premiers vertébrés », explique Andrew Gillis du Département de zoologie de Cambridge et du Laboratoire de biologie marine de Woods Hole. « Les écailles primitives avaient une structure beaucoup plus semblable à une dent. Celles-ci ont été néanmoins conservées chez certaines lignées vivantes incluant celle des poissons cartilagineux tels que les raies et les requins. La peau du requin est entièrement recouverte de denticules cutanés », poursuit le chercheur, « et cela explique pourquoi cette peau a été utilisée comme papier de verre dès l’âge du Bronze ».
En classant les différents types de cellules dans les embryons, les chercheurs ont alors pu tracer leur développement et montrer que, contrairement à la plupart des poissons, le denticule du requin ou de la raie se développe à partir des cellules de la crête neurale comme les dents. Ces cellules sont au centre du processus de développement des dents chez les mammifères. Ainsi, cette étude établit une relation évolutive profonde entre ces écailles de poissons primitifs et les dents des vertébrés. Les premiers vertébrés sans mâchoires filtraient leur nourriture, l’apparition des mâchoires et des dents aura ensuite permis aux vertébrés de consommer des proies plus grandes et plus complexes.

(Source, Science Post, Pnas, Science Alert)
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Et maintenant les végans le leur reprochent.
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L’éponge serait à la base de l’arbre généalogique de tous les animaux
Les éponges de mer sont bien la plus ancienne lignée de tous les animaux vivant sur la planète, ont conclu des chercheurs dans une étude publiée le 30 novembre 2017 dans Current Biology.

De récentes analyses génomiques avaient menées à plusieurs conclusions laissant les scientifiques perplexes et incapables de trancher la question de savoir qui, des éponges ou des cténophores, des organismes marins carnivores transparents plus complexes morphologiquement, étaient le plus ancien de nos ancêtres, expliquent ces chercheurs.

Mais une nouvelle étude menée par le professeur David Pisani de la faculté des sciences biologiques et de la Terre de l’Université de Bristol (Royaume-Uni) a pu déterminer avec un bon degré de certitude que les éponges étaient bien le plus ancien animal vivant. Les scientifiques ont recouru à des techniques statistiques de pointe (Posterior Predictive Analyses) pour tester la validité des modèles sur l’évolution des organismes couramment utilisés en phylogénétique pour étudier l’évolution des premiers animaux.

Les meilleurs modèles favorisent les éponges de mer

Ils ont constaté que les meilleurs modèles favorisaient les éponges pour être à la base de l’arbre généalogique de tous les animaux de la Terre. « En fait, les hypothèses sur le fait de savoir laquelle de ces deux espèces est apparue la première suggèrent des évolutions complètement différentes des organes clé des animaux comme les systèmes nerveux et digestif », explique le professeur Pisani. « De ce fait, connaître l’ordre d’apparition de ces deux espèces à la racine de l’arbre animal est fondamental pour comprendre notre propre évolution et les origines de caractéristiques importantes de l’anatomie animale », précise-t-il.

La phylogénomique, qui consiste à utiliser des données génomiques en phylogénétique, est une science relativement nouvelle, pointent ces chercheurs. Des indications favorisant les cténophores comme plus ancienne lignée animale étaient apparues en 2008 dans la première analyse phylogénomique étendue sur les origines animales. « Nous avons désormais de meilleurs outils d’analyse et données ce qui fait que cette dernière étude remet sérieusement en question le statu quo sur cette question », résume le professeur Pisani.

(Source : Science & Avenir)
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De la bière sur Mars
Le brasseur américain Budweiser veut lancer sa boisson sur la planète rouge. Cette semaine, des graines d’orge vont être envoyées dans l’espace.

Ce n’est pas un gag: Budweiser veut que sa bière coule à flot sur Mars. Pour y parvenir, la marque de bière collabore avec des scientifiques et va lancer cette semaine une phase de tests. Vingt grains d’orge, l’un des ingrédients clés de la bière, vont être envoyés par SpaceX à la station spatiale internationale. Les grains seront ensuite stockées en microgravité.

Deux expériences seront menées. La première consistera simplement à voir comment les grains s’acclimatent à leur nouvel environnement durant 30 jours. La deuxième consiste à faire germer les grains et en prendre soin comme sur Terre pour voir si leur croissance est semblable.

(Source : 20 Minutes)
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Le squelette de Little Foot livre enfin ses secrets
Des chercheurs sud-africains ont dévoilé mercredi à Johannesburg le squelette quasi-complet du fameux australopithèque Little Foot, vieux de 3,67 millions d’années, dont la reconstitution doit éclairer d’un jour nouveau la vie de ces très lointains ancêtres.

Cousin de la fameuse Lucy retrouvée en Ethiopie, Little Foot a été découvert en petits morceaux à partir de 1994 par le paléontologue britannique Ron Clarke dans une grotte de Sterkfontein, près de Johannesburg.

Il lui a fallu plus de vingt ans pour en extraire minutieusement toutes les pièces et présenter le fossile complet avec ses confrères de l’université du Witwatersrand.

« Cela nous a pris beaucoup de temps parce que nous avons choisi d’exhumer le fossile dans la grotte-même », a expliqué mercredi M. Clarke. « Les os étaient extrêmement fragiles », a-t-il ajouté, précisant avoir agi « comme un chirurgien ».

Reconstitué à 90%, Little Foot est aujourd’hui le squelette le plus complet d’un humanoïde âgé de plus d’un million et demi d’années à la disposition des chercheurs.

Le spécimen est encore loin d’avoir livré tous ses secrets mais il permet déjà, selon Ron Clarke, de remettre en cause certaines idées sur ces cousins éloignés de l’Homo sapiens moderne.

« Ce que Little Foot nous montre, c’est que l’image représentée dans nos livres de nos ancêtres marchant à quatre pattes puis se relevant progressivement est totalement fausse », a-t-il estimé.

Ses mains très proches de celles des humains
En étudiant le squelette, le paléontologue a découvert que ses mains étaient très proches de celles des humains et ses jambes plus longues que ses bras.

« Nos ancêtres se tenaient déjà debout lorsqu’ils vivaient dans les arbres et lorsqu’ils en sont descendus, ils marchaient debout », a expliqué Ron Clarke, « Little Foot n’est jamais passé par l’étape du singe, avec des longs bras et des longues mains ».

L’observation de ses dents lui a également permis d’affirmer que Little Foot était une femme âgée « d’environ 30 ans ».

Selon M. Clarke, l’étude du squelette devrait nourrir une vingtaine d’articles scientifiques dans les années à venir.

(Source : Belga)
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Selon le biologiste E.O Wilson, pour sauver la planète, il faut la diviser en deux
L’inventeur de la sociobiologie et théoricien de la biodiversité affirme avoir trouvé la solution à l’extinction massive des espèces animales.

Sauver 85% des espèces de l’extinction, pour le biologiste américain Edward Osborne Wilson, c’est possible. Il suffirait de diviser la planète en deux.

Des implications critiquées

Plus précisément, l’inventeur de la sociobiologie préconise de transformer 50% de la planète en réserves naturelles, tandis que les humains vivraient sur l’autre moitié. En théorie, une telle mesure serait la solution à l’extinction massive des espèces animales : « Ce n’est que par la préservation de bien plus d’espaces naturels, bien plus que prévu, que l’extinction peut être ramenée à un niveau tenable. » déclarait-il en 2015.

Actuellement, seulement 15,4% des zones terrestres et 3,4% des zones marines sont protégées dans le monde.

Certains scientifiques critiquent cependant les implications d’une telle mesure. Comme le Professeur Bram Büscher et le Professeur Robert Fletcher, qui écrivaient en janvier 2016 : « Cela impliquerait de conduire de force une population humaine drastiquement réduite dans des zones urbaines de plus en plus surpeuplées, gérées de manière oppressive et technocratique. »

(Source : France Info)
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Sont-ils tombés sur un os du père Noël ?
Des chercheurs sont en train d’examiner une relique datant du 4e siècle qui pourrait bien appartenir à saint Nicolas de Myre.


Des scientifiques auraient-ils trouvé un os appartenant au père Noël? A quelques semaines des fêtes de fin d’année, des chercheurs de l’université d’Oxford affirment qu’un fragment d’os pourrait bien être celui du saint ayant inspiré l’idole des enfants.

Les chercheurs ont étudié un micro-échantillon de fragment osseux et une datation par le radiocarbone a permis d’établir que la relique datait du 4e siècle après Jésus-Christ, soit l’époque où saint Nicolas est mort (vers 343 après Jésus-Christ), selon les historiens. «Les résultats suggèrent que les os pourraient être authentiques et appartenir au saint», écrit l’université d’Oxford dans un communiqué.

Contrairement à de nombreuses autres reliques étudiées dont l’époque ne correspondait pas, «ce fragment d’os, en revanche, suggère que nous pourrions avoir affaire aux restes de saint Nicolas lui-même», a commenté le Professeur Tom Higham. Selon la légende, saint Nicolas était connu pour sa générosité et a inspiré le personnage du père Noël qui entre dans les foyers le soir de Noël les bras chargés de cadeaux.
«Passionnant»

Célébré le 6 décembre, saint Nicolas a vécu à Myre, aujourd’hui Demre, en Turquie. La plupart de ses restes sont conservés à la basilique de San Nicola, à Bari, en Italie, depuis 1087, et plus de 500 fragments d’os sont conservées à Venise. Mais au fil des ans, des fragments de reliques ont été acquis par des églises du monde entier.

L’os analysé par les scientifiques de l’université d’Oxford, un morceau de pelvis (partie inférieure du bassin), appartient à un prêtre vivant dans l’Illinois, aux Etats-unis, le père Dennis O’Neill, et la relique vient de Lyon, précise l’université.

«Ces résultats nous encouragent à nous tourner maintenant vers les reliques de Bari et Venise pour tenter de montrer que les restes osseux proviennent du même individu», a déclaré le Dr Georges Kazan, de l’université, «c’est passionnant de penser que ces reliques, qui datent d’une époque si ancienne, pourraient bien être authentiques».

(Source : 20 Minutes, AFP)
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Le mystère des sphères de pierre du Costa Rica
D’où viennent ces immenses boules de pierres inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco ? Et, surtout, à quoi servaient-elles ?

De grandes sphères de pierre trônent aujourd’hui au milieu des places, dans les jardins et les rues des villes costaricaines. Il ne s’agit pas de sculptures contemporaines mais d’objets mis au jour par les archéologues.

Au XXe siècle, plus de 300 sphères, mesurant entre 0,7 et 2,57 mètres de diamètre et pesant jusqu’à 16 tonnes ont été découvertes dans le Delta du Diquís, dans le sud-ouest du Costa Rica. Les premières trouvailles remontent à la fin du XIXe siècle, mais c’est seulement en 1930, à l’occasion d’un vaste chantier de défrichement mené par l’entreprise bananière américaine United Fruit Company, qu’elles ont été massivement exhumées. Depuis lors, leur parfaite rotondité, leur taille impressionnante et leur disposition particulière en triangle, alignées ou en demi-cercle, interpellent les archéologues.

Quand et comment les sculpteurs de la civilisation précolombienne mésoaméricaine ont-ils pu aboutir, sans outil sophistiqué, à des sphères aussi lisses ? Comment ont-ils pu déplacer des structures si lourdes ? À quoi servaient-elles ?

Les musées du monde entier s’arrachent ces curiosités archéologiques : à l’instar de la National Geographic Society à Washington, ou du musée du quai Branly à Paris, à qui le Costa Rica a prêté l’une de ces sphères. Selon Fabienne de Pierrebourg, conservatrice et spécialiste des civilisations d’Amérique centrale et du Mexique au quai Branly, « les mésoaméricains (Aztèques, Mayas…) ont plutôt eu tendance à sculpter des personnages, des êtres fantastiques ou des animaux, alors que ces structures de pierre sont lisses. »

Cette exception alimente les thèses les plus farfelues : signes d’une civilisation perdue, comme l’Atlantide, d’une invasion extraterrestre ou vestiges des pierres utilisées pour sculpter les têtes de l’Île de Pâques ou le site mégalithique de Stonehenge. D’autres théories, peu crédibles, avancent qu’elles auraient servi de repères pour la navigation.

« En réalité, explique Fabienne de Pierrebourg, leur signification n’a pas été élucidée. On pense qu’elles symbolisaient une forme de pouvoir, trônant généralement au centre des villages. Elles avaient peut-être aussi une signification astronomique et rituelle, associée à des calendriers. »

Pour ce qui est de la technique pour les modeler, aucune intervention extraterrestre à signaler : « Elles ont été sculptées avec des outils en pierre, qui ont laissé leurs traces en surface, puis ont été polies à l’aide d’un abrasif ». Un travail de patience infini pour aboutir à ces sphères parfaites, qui ont été déplacées sur plus de 100 kilomètres, depuis des carrières de calcaire et de granite.

En 2014, l’Unesco a inscrit les sphères de pierre du Costa Rica au patrimoine mondial. Quelques années plus tôt, l’institution avait demandé à une équipe américaine de les expertiser, sous la direction de John Hoopes, anthropologue à l’université du Kansas.

Leur datation s’est avérée complexe : les pierres, composées de calcaire ou de granite formés il y a des millions d’années, ne peuvent être datées au carbone 14, technique utilisée seulement pour les éléments organiques (végétal ou animal). Il faut donc chercher à dater les objets retrouvés avec les pierres. À cause de l’humidité du climat les vestiges de constructions, généralement en bois, se décomposent très vite.

Les archéologues ont donc analysé l’âge d’autres objets : des sculptures, en étudiant leur style, et des céramiques, en analysant la composition de leur pâte, leurs couleurs et leur iconographie. Seulement voilà, l’âge de ces reliques ne correspond pas forcément à l’époque de la fabrication des sphères. De plus, un bon nombre d’entre elles ont été déplacées juste après leur découverte, limitant ce travail de datation par les objets environnants.

L’étude de John Hoopes sur une série de pierres exhumées en 1940 au milieu d’objets qui ont été conservés indiquent tout de même qu’elles auraient été fabriquées autour de l’an 1000, à l’époque de l’établissement des chefferies au Costa Rica. « Les premiers modelages des sphères, estime Fabienne de Pierrebourg, ont commencé entre 300 et 800 apr. J-C. La coutume a dû perdurer sur plusieurs générations, la période la plus faste se situant entre 800 et 1 500 apr. J-C. »

« À l’époque précolombienne, explique la conservatrice du musée, de petites communautés organisées autour d’un village vivaient au Costa Rica. Ce qui contraste avec les grandes puissances politiques établies en cités-États, retrouvées plus au nord, comme les Aztèques ou les Mayas. » Mais avec la conquête espagnole et l’extermination massive des autochtones au XVe siècle, il est difficile de retracer l’histoire de ces micro-sociétés qui n’ont pas laissé de traces écrites.

Les imposantes sphères de pierre demeurent les meilleurs témoins de leur passage dans l’histoire. Leurs modes de vie, leurs rites et leurs coutumes resteront à jamais mystérieux.

(Source : National Geographic)
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Gargantua avait bien le droit de jouer à "cuffe".
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Le ver au sang universel

L’arénicole, banal ver marin, vit et respire en bord de plage au rythme des marées…

En étudiant son extraordinaire système d’oxygénation le biologiste français a mis au point un sang universel, compatible avec tous les groupes sanguins et qui peut se conserver pendant très longtemps !

Tous les tests effectués en laboratoire font d’ores et déjà naître d’immenses espoirs chez les médecins et les patients !
https://youtu.be/do0UftZq5dM
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Des chercheurs ont-ils réellement découvert un requin du Groenland de 512 ans ?
Depuis plusieurs jours, des articles suggèrent que des chercheurs auraient trouvé dans l’océan Arctique, un requin du Groenland âgé de 512 ans. Si l’affirmation repose bien sur une véritable étude scientifique publiée en 2016, cet âge serait à revoir.

Il fait partie des requins les moins connus et pourtant, il est doté de caractéristiques exceptionnelles. Le requin du Groenland, de son nom scientifique Somniosus microcephalus, n’est pas un squale comme les autres. Originaire de l’Arctique et de l’Atlantique Nord, il peut mesurer jusqu’à 7 mètres et est classé parmi les plus gros poissons de ces régions polaires.

Mais s’il y a bien quelque chose qui distingue ce requin, c’est sa grande lenteur. L’animal se déplace à une vitesse estimée à 0,3 mètre par seconde. On est bien loin des 40 kilomètres par heure du grand requin blanc. Cette lenteur se manifeste aussi au niveau de son développement : on estime sa vitesse de croissance à moins d’un centimètre par an. Un développement très lent qui lui permet d’atteindre une longévité record.

C’est ce qu’ont démontré des chercheurs dans une étude publiée en 2016 dans la revue Science. Toutefois, le requin est récemment revenu sur le devant de la scène avec des affirmations pour le moins étonnantes. Des articles récemment publiés expliquent en effet que des scientifiques auraient trouvé un requin du Groenland âgé de 512 ans. Une véritable découverte ? Pas tout à fait.

Au moins 272 ans

Ces affirmations découlent en réalité de la même étude que les conclusions révélées en 2016 sur la longévité du requin du Groenland. Ces recherches ont été remises en lumière après que leur auteur, Julius Nielsen de l’Université de Copenhague au Danemark, a publié une photo de sa thèse terminée sur Instagram.

L’étude en question a consisté à analyser 28 femelles requins du Groenland et plus précisément, à estimer leur âge en utilisant une méthode de datation au carbone 14. Pour cela, Julius Nielsen et ses collègues se sont intéressés aux tissus des yeux des squales et ont réussi à aboutir à un âge record : tous les requins avaient au moins 272 ans.

Les conclusions ont été encore plus étonnantes pour les deux plus gros requins examinés qui étaient probablement aussi les plus vieux. Les chercheurs leur ont trouvé un âge estimé de 335 et 392 ans. Sauf qu’une telle datation comprend nécessairement une part d’incertitude. C’est en la considérant qu’ils ont suggéré que l’un des requins pourrait avoir jusqu’à 512 ans.

Les spécialistes n’ont donc pas découvert avec certitude un requin âgé de 512 ans, comme l’affirment certains articles. Interrogé par LiveScience, Julius Nielsen a souligné : « il est important de garder en tête qu’il existe une certaine incertitude avec ces estimations ». La longévité moyenne la plus probable se trouverait autour des 390 ans, d’après le doctorant.

Le vertébré avec la plus grande longévité

Si la découverte récemment annoncée n’est pas tout à fait exacte, elle n’enlève rien au caractère exceptionnel des conclusions de l’étude. « Même la partie basse de tranche d’âge estimée – au moins 272 ans – fait des requins du Groenland le vertébré connu de la science vivant le plus longtemps », a souligné Julius Nielsen.

Pour autant, cette espèce demeure largement méconnue, notamment en raison des profondeurs où elle vit – au moins 200 mètres – qui la rendent assez difficile à observer. Il reste ainsi de nombreuses choses à apprendre à son sujet sur son comportement comme sur sa biologie. « Quasiment toute leur biologie reste un mystère », a conclu le spécialiste.
(Source : Maxi Sciences)
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L’énigme du souterrain d’Aschères-le-Marché
Juin 2007, Aschères-le-Marché, à quelques kilomètres d’Orléans. En fouillant les restes d’une maison médiévale, des archéologues découvrent l’entrée d’un souterrain creusé par les hommes.

Les experts vont tenter de répondre à trois questions : pourquoi les habitants avaient-ils creusé ces galeries ?

Etait-ce un lieu de stockage ou une cachette ? A quoi ressemblait cet endroit au Moyen Âge ?
https://youtu.be/sAMdQpjDogk
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