l’histoire de ces squelettes découverts par des archéologues va vous faire frissonner
En Pologne, des archéologues polonais ont exhumé dans un cimetière les restes d’un enfant et d’une femme datant du XVIIe siècle, cadenassés dans leur tombe.
Par Le HuffPost
Des archéologues polonais ont mis au jour les restes d’un enfant vivant au XVIIe siècle, cadenassé dans sa tombe pour l’empêcher de ressusciter, rapporte l’agence de presse Reuters lundi 30 octobre, qui a interrogé un chercheur spécialisé pour évoquer cette découverte faite cet été.
Les ossements de cet enfant de 6 ou 7 ans constituent la découverte la plus récente dans un cimetière du village de Pien, dans le nord de la Pologne. Ils datent d’une époque où les fantômes, zombies et autres apparitions surnaturelles n’étaient alors pas considérés comme de simples déguisements...
« Il s’agit d’un cimetière pour des personnes rejetées, qui étaient certainement craintes après leur mort, et peut-être aussi pendant leur vie », explique Dariusz Polinski, chercheur sur les sépultures médiévales à l’université Nicolas Copernic, dans la ville polonaise de Torun. « Elles étaient soupçonnées d’avoir des contacts avec des forces impures, des personnes qui se comportaient différemment d’une certaine manière. »
L’enfant a été enterré face contre terre avec un cadenas triangulaire en fer sous le pied, probablement pour l’empêcher de se redresser et de quitter la tombe pour se repaître des vivants, ajoute-t-il.
Déjà, à l’été 2022, le corps d’une femme avait été retrouvé dans le même cimetière avec un cadenas à la jambe et une faucille autour du cou, laissant supposer qu’il s’agit d’un vampire.
Une centaine de corps exhumés
« Il s’agit de personnes qui, si cela a été fait intentionnellement, avaient peur du contact avec ces personnes parce qu’elles pouvaient mordre, boire du sang », développe encore Dariusz Polinski, à propos de ces découvertes similaires, auprès de Reuters.
Les archéologues ont aussi découvert dans ce cimetière d’autres méthodes utilisées pour arrêter les morts vivants. « Il y avait un grand nombre de tombes avec des pierres qui étaient censées protéger contre le défunt, placées à différents endroits, par exemple sur le coude, le larynx ou le cou », témoigne Dariusz Polinski.
u total, une centaine de corps ont été exhumés dans ce cimetière polonais, qui est régulièrement fouillé depuis 2005. « Au total, nous aurons effectué six saisons de fouilles sur cette zone », expliquait le chercheur dans une interview au Point en septembre.