Questions existentielles - page 172

Pour se reposer quelques minutes
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Merci Jean-Luc ! :smack: :flo:
" un jour j'irais vivre en Théorie,
car en Théorie tout se passe toujours bien "

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Mélenchon n'a rien à voir là-dedans :mrgreen:
"Je n'ai pas de rancune contre les imbéciles, s'ils font des progrès" (Coluche)

"The greatest enemy of knowledge is not ignorance, it is the illusion of knowledge." (Stephen Hawking)

"L'authenticité de cette anecdote est en effet plus que douteuse, mais ça ne retire rien à sa validité !" (Sheldon "Obs" Cooper)
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" (...) Les souris ont une espérance de vie maximum de trois ans alors que le plus vieux des rats-taupes connu est mort à 32 ans. Ces chercheurs notent que le rat-taupe nu reste peu étudié comme animal modèle de recherche. Les scientifiques ont ainsi découvert leur très grande tolérance à la douleur en 2009 et achevé le séquençage de leur génome seulement en 2011. (...) "

je n'ose imaginer les moyens employés pour déterminer cette tolérance !... :cry:
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La recherche doit passer par là. Cet animal a des capacités incroyables.
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Pourquoi les lacets de nos chaussures se défont-ils tous seuls ?
Des scientifiques ont trouvé la réponse à cette question que l’on se pose tous. Il s'agirait d'une histoire de forces physiques combinées lorsqu'on se déplace.
Un mystère enfin résolu. Des ingénieurs en mécanique ont publié une étude, rapporte l’AFP citée par Europe 1, dans la revue scientifique britannique Proceedings of the Royal Society, dans laquelle ils expliquent avoir trouvé la raison pour laquelle nos lacets de chaussures se défont spontanément lorsque nous marchons.
"Une main invisible, desserrant le noeud et tirant sur les extrémités de vos lacets"

Trois chercheurs en mécanique de l’Université de Californie à Berkeley, aux Etats-Unis, se sont penchés sur cette question en menant des expériences. En plaçant un cobaye muni de chaussures aux pieds sur un tapis de course, ils ont observé qu’il y avait deux forces à l’œuvre. D’abord, lorsque le pied touche le sol, un choc se produit et contribue à détendre le nœud. Ensuite, le balancement de la jambe en marchant fait glisser la boucle du noeud, qui finit par se défaire naturellement malgré nous.
Ces deux mouvement physiques agissent "comme une main invisible, desserrant le nœud et ensuite tirant sur les extrémités de vos lacets jusqu’à ce que tout se déroule", ont expliqué les trois chercheurs dans une communiqué. Grâce à d’autres expériences, ils ont également démontré que si certaines manières de lacer les chaussures sont plus efficaces que d’autres, aucune ne peut assurer des lacets solidement noués en permanence. Une fatalité à laquelle les chaussures à scratch restent une solution.
Planet.fr
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Incroyable : des oeufs de dinosaure vieux de 70 millions d'années trouvés
Cinq œufs de dinosaures ont été découverts enterrés sous huit mètres de terre à Foshan, dans le sud-est de la Chine, rapporte L’Express. Le 17 avril dernier, des ouvriers ont fait cette incroyable trouvaille sur le site d’un chantier et des scientifiques ont pris le relais pour examiner les coquilles.
Des bébés herbivores

Les œufs, qui mesurent de 13 à 14 centimètres de diamètre chacun et ont une teinte marron, seraient vieux de près de 70 millions d’années, soit l’ère du Crétacé. « Trois sont partiellement détruits, mais sont toujours identifiables », a déclaré à la Télévision centrale de Chine (CCTV) le chercheur Qiu Licheng. « On distingue très bien l'empreinte des deux autres dans la roche ». Confiés à un musée local pour être examinés en détail, les œufs appartiendraient à des dinosaures phytophages, donc herbivores.

43 oeufs déjà trouvés

Ce n’est pas la première fois que des œufs de dinosaures sont découverts dans la région, qui abritait une faune et une flore très riche à l’ère du Crétacé. « Le bassin de Shansui a deux spécificités: la première est qu'il est très riche en minéraux, la deuxième est qu'il est riche en fossiles », a confirmé Lui Jianxiong, géologue. Près de 43 œufs avaient été déterrés en 2015 dans le secteur.

ladepeche.fr
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Un rarissime fossile de 90 millions d’années découvert dans le Maine-et-Loire
Le fossile d’un prédateur marin de cinq à six mètres de long et vieux de 90 millions d’années a été trouvé dans une cave en Maine-et-Loire.

Récemment extrait d’une cave troglodyte privée du Maine-et-Loire, le fossile d’un prédateur marin de cinq à six mètres de long et vieux de 90 millions d’années, un spécimen rarissime en Europe, a été présenté jeudi au Muséum des sciences naturelles d’Angers, où il va être longuement étudié. «Exceptionnelle», cette découverte «change beaucoup de choses» pour les chercheurs qui travaillent sur les reptiles marins dans le monde entier, assure Peggy Vincent, paléontologue au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, venue étudier à Angers ce spécimen de la famille des plésiosaures, de gros reptiles marins qui vivaient à l’époque des dinosaures dans les mers et les océans.

«Cet animal a été trouvé dans des niveaux qui datent d’il y a 90 millions d’années et de cet âge-là, en Europe, pour le groupe des plésiosaures, on ne connaissait rien ou juste quelques petits éléments isolés, des vertèbres par exemple, mais rien d’aussi important et d’aussi complet», explique-t-elle. Des ossements fossilisés de reptiles marins de cet âge avaient déjà été retrouvés en Afrique du Nord et aux États-Unis. Avec cette première européenne, les paléontologues vont «pouvoir faire des comparaisons et comprendre comment ce groupe-là s’organisait à cette époque-là», souligne Mme Vincent.
Ce spécimen angevin pourrait être celui «d’une nouvelle espèce», ou si l’animal est déjà connu, cela voudrait dire qu’il a migré, explicite-t-elle. «Il est probable qu’avant plusieurs décennies on ne fasse pas de telles découvertes dans la région et on aurait pu passer complètement à côté» si la propriétaire de la cave troglodyte n’avait pas eu «la fibre scientifique», relève Benoît Mellier, chargé des collections du Muséum d’Angers.

Des restes tombés du plafond

La découverte des ossements fossilisés de ce grand reptile marin remonte à 2013. «Une dame nous contacte au Muséum et nous dit: +Voilà, j’ai trouvé quelque chose de bizarre dans ma cave.+ En allant sur place, on constate la présence d’un os massif», tombé du plafond de la cavité, dans une ancienne champignonnière, sur la commune de Tuffalun, retrace-t-il. Ce fémur «surprenant par sa taille», 51 centimètres de long, «nous met rapidement la puce à l’oreille. (…) On se rend compte qu’on est devant un animal qu’on ne connaissait pas», raconte M. Mellier. Les paléontologues ont pu extraire tous les ossements qui étaient visibles au sommet de la voûte, encore emprisonnés dans du tuffeau, un «travail difficile et délicat», note-t-il.

(Source : AFP)
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Nuit et jour, le foie de la souris change de taille
Chez l’être humain, un même phénomène existe aussi, très probablement, estiment des chercheurs suisses.

La taille du foie de la souris n’est pas constante au cours de la journée. L’organe change de volume en fonction des cycles d’alimentation et de jeûne du rongeur. Chez l’être humain, un même phénomène existe aussi, très probablement.

Cette découverte a été faite par des biologistes de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec des scientifiques du Nestlé Institut of Health Sciences (NIHS) et de l’Université de Lausanne (UNIL). Leurs travaux ont été publiés jeudi dans la revue spécialisée Cell.

Les chercheurs ont montré chez la souris que la taille du foie augmente de près de moitié pour revenir à son niveau initial selon les phases d’activité et de repos, a fait savoir l’UNIGE dans un communiqué. Les biologistes sont parvenus à expliquer les mécanismes de cette adaptation.

Quand les cellules grossissent

En fait, la taille d’une cellule du foie oscille de concert avec le nombre de ribosomes que la cellule fabrique. Les ribosomes sont chargés de produire les protéines nécessaires aux différentes fonctions hépatiques. Lorsque la souris est active et se nourrit, le volume du foie augmente, car les cellules de l’organe grossissent.

Comme les souris se reposent la journée, leur foie atteint sa taille la plus grande en fin de nuit. Les chercheurs ont aussi fait une autre découverte. Ils ont remarqué que les variations étaient également dépendantes du cycle biologique de la souris, de son horloge circadienne, qui est réglée sur une période de 24 heures.

Le travail de nuit, un danger ?

Lorsque les souris sont alimentées pendant la journée, c’est-à-dire à l’encontre de leur rythme naturel, elles ont un foie dont la taille demeure pratiquement stable entre le jour et la nuit. Un constat qui s’explique car le contenu en ribosomes et en protéines des hépatocytes ne varie quasiment pas non plus.

Le foie humain fonctionne apparemment de façon similaire au foie de la souris. Un dérèglement de l’horloge circadienne, en raison du travail de nuit, d’horaires alternés ou de voyages internationaux fréquents, aura donc probablement des répercussions importantes sur les fonctions hépatiques, a relevé l’UNIGE.

(Source : 20 Minutes)
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Au Pérou, 1.500 personnes portent les noms de personnages de « Star Wars »
Kenobi est né au Pérou. L’état civil l’atteste et l’autorité chargée d’enregistrer l’identité des nouveaux-nés a fait savoir jeudi qu’ils sont 1.459 dans le pays à porter le nom de personnages de la saga « Star Wars ».

Le prénom le plus populaire est Leia, comme la princesse incarnée à l’écran par l’actrice américaine Carrie Fisher dans les premiers films: 533 Péruviennes le portent, a indiqué le Registre national d’identification et d’état civil (Reniec) sur son compte Twitter, 40 ans après la sortie du premier opus de « La guerre des étoiles », en 1977.

Parmi les autres prénoms les plus appréciés, on retrouve celui de Han (Solo), joué par Harrison Ford jusqu’au septième épisode. Il est porté par 365 Péruviens, suivi par Orson, en « hommage » à Orson Callan Krennic, le directeur de la division de recherches des armes avancées chargé de la construction de l’Etoile noire. Ils ont été 210 enfants à être nommés ainsi, tandis que 198 autres se dénomment Luke, en référence au chevalier Jedi Luke Skywalker, un des principaux héros de la saga, interprété par Mark Hamill.

Le robot R2-D2 n’a pas été oublié, avec 20 enfants portant ce prénom. Les méchants de la série ont eu moins de succès.

(Source : AFP)
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photos a écrit :Le robot R2-D2 n’a pas été oublié, avec 20 enfants portant ce prénom.

:pinpon: :pinpon:
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"The greatest enemy of knowledge is not ignorance, it is the illusion of knowledge." (Stephen Hawking)

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vachement facile à porter, c'est sûr ! :mur:
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Une plage disparue il y a 30 ans réapparaît
Les habitants de l’Ile d’Achill en Irlande ont de quoi être heureux: des rochers ont fait place à une immense plage de sable qui avait disparue suite à de violentes tempêtes il y a 33 ans.

En 1984, les villageois de Dooagh, au sud de l’île, avaient vu leur belle plage disparaître suite à des tempêtes qui avaient emporté l’entièreté du sable, découvrant des rocailles peu propices aux balades. Avec la disparition de la plage, c’est tout le tourisme de cette partie de l’île qui avait été impacté, les hôtels, restaurants et cafés fermant les uns après les autres, relate The Telegraph.

Au cours du mois d’avril, cependant, c’est l’effet inverse qui s’est produit puisque des vents intenses ont rapatrié durant une semaine sur la terre ferme des tonnes de sable, offrant à nouveau aux villageois une plage longue de 300 mètres. Les habitants, ravis, espèrent que cette fois, elle restera pour de bon. Les touristes, quant à eux, affluent déjà des quatre coins du pays.

(Source : Daily Mail, 7s7, The Telegraph)
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L’évolution humaine a été accélérée par… l’alcool
Il y a 10 millions d’années, une mutation apparue chez l’ancêtre de l’homme, lui a permis de métaboliser l’alcool éthylique 40 fois plus vite.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’ivresse a précédé la culture du raisin et du blé et même… l’apparition d’Homo sapiens. Nos très lointains aïeux avaient déjà, en effet, un vrai penchant pour l’alcool, comme le rapporte une nouvelle étude. « Il y a dix millions d’années, une mutation est survenue chez l’ancêtre africain des humains et des grands singes. Elle lui a permis de métaboliser l’éthanol — ou alcool éthylique— quarante fois plus rapidement ! », a ainsi calculé le généticien Matthew Carrigan, du Santa Fe College (Gainesville, États-Unis).

Une mutation qui a eu lieu au moment où ces primates arboricoles et frugivores étaient contraints de descendre des arbres nourriciers, ceux-ci se raréfiant en raison d’un assèchement climatique. « Ils ont alors commencé à se nourrir de fruits tombés au sol… qui étaient parfois fermentés« , poursuit l’expert. Et ils y ont pris goût! D’autant que l’ingestion d’éthanol a bien des avantages : elle ralentit le métabolisme, facilite la digestion et favorise le stockage des graisses. Il fallait toutefois à nos lointains ancêtres dégrader rapidement l’éthanol « pour éviter de succomber trop vite à l’ébriété, poursuit Matthew Carrigan. Car dégringoler, ivre, des arbres ou s’assoupir dans un environnement où rôdaient les prédateurs leur aurait été fatal ».

Des cuites à l’hydromel

Les animaux tiennent en effet plus ou moins bien l’alcool : ainsi, les rouges-gorges tombent vite de leur perchoir alors que les musaraignes d’Asie (Ptilocercus lowii) peuvent « siffler » toute la nuit du nectar de palme à 3,8 % d’alcool sans montrer le moindre signe d’ébriété ». Ces travaux confortent l’ »hypothèse des singes ivres » (2004) de Robert Dudley, selon laquelle notre espèce serait génétiquement prédisposée à être attirée par l’alcool et ses abus. Selon le biologiste californien, « nos ancêtres auraient notamment recherché très tôt ses effets sur l’humeur« , ce qui aurait favorisé leur caractère aventureux.

Mais, sans les abeilles, les Homo auraient sans doute dû se contenter de marmelades de fruits pourrissants comme source unique et régulière d’éthanol ! Celles-ci leur ont en effet fourni le premier breuvage alcoolisé au monde, entièrement naturel, selon Roger Morse, professeur à l’université Cornell (États-Unis). Cet apiculteur, aujourd’hui décédé, aimait à imaginer un tronc empli de miel et de cire tombé au sol puis détrempé par les pluies. Une fois le miel dilué à 70 % d’eau, les levures auraient lancé la fermentation, produisant un hydromel.

« Et un hominidé, par l’odeur alléché, aurait pu y goûter et partager sa découverte avec les siens, ouvrant la voie aux premières libations« , renchérit Patrick McGovern, professeur d’archéologie biomoléculaire à l’université de Pennsylvanie (États-Unis) et spécialiste réputé des breuvages anciens, qu’il se fait une joie de reconstituer (lire S. et A. n° 830, avril 2016). La rencontre entre l’homme et la vigne (Vitis vinifera) intervient quant à elle plus tard, en Eurasie, il y a 2 millions d’années, lorsque Homo erectus quitte son berceau africain et découvre cette liane grimpante. Il en goûte les fruits du côté d’Israël et de la Palestine, de l’Anatolie, du Caucase et de l’Iran.

Puis en cueille les grappes dans toute l’Europe il y a 500.000 ans, comme le montre la découverte de pépins sur des sites archéologiques français notamment. « En revanche, il est difficile de savoir quand nos ancêtres ont commencé à conserver ou fabriquer des breuvages enivrants », souligne Patrick McGovern. Les outres de peau, les bols de bois ou les paniers tressés se conservent mal… Et aucune pierre creusée n’a livré de traces chimiques d’alcool.

« Il fallait boire rapidement le nectar avant qu’il ne tourne au vinaigre »

Une chose est sûre, les hommes du paléolithique avaient peu de contrôle sur le processus de fermentation, leurs récipients n’étant pas hermétiques. Néanmoins, la purée ou mixture finale pourrait avoir été intéressante et aromatique. « Une fois connus les délices de ce breuvage, des bandes de nomades sont certainement retournées année après année vers les vignes ! imagine Patrick McGovern. Le calendrier d’élaboration était limité à l’automne. Il fallait boire rapidement le nectar, avant qu’il ne tourne au vinaigre. »

La domestication de la vigne serait, elle, survenue entre 10 000 et 5000 avant J.-C. « Elle a probablement eu lieu au sud-est de l’Anatolie, entre le Tigre et l’Euphrate, dans le Croissant fertile, considéré comme le berceau de la civilisation », précise dans une étude le généticien suisse José Vouillamoz. C’est dans cette région que furent également domestiquées, entre -12.000 et -10.000 ans, les huit plantes fondatrices de l’agriculture, dont l’amidonnier (ancêtre du blé), le petit épeautre, l’orge, le pois chiche et le lin. « Si les hommes ont domestiqué les céréales, c’est peut-être d’abord pour faire une soupe épaisse de bière nutritive et euphorisante, plus facile à fabriquer que du pain ! », osent Patrick McGovern et Robert Dudley. À les en croire, ce serait pour trinquer ensemble que les hommes se seraient sédentarisés puis organisés en société.

Il faut toutefois attendre l’invention de la poterie, et plus précisément 7000 ans avant J.-C., pour trouver « la trace du premier breuvage à fermentation contrôlée », dans la Chine du néolithique. Les vases de Jiahu, un site du Henan, ont révélé en 2003 des résidus de raisins sauvages, de baies d’aubépine, de riz et de miel. « Une sorte de grog au parfum de chrysanthème! », évoque Patrick McGovern. Et, pour transformer l’amidon en sucre et déclencher la fermentation, les humains auraient trouvé l’astuce : mastiquer les céréales, une enzyme spécifique étant présente dans la salive. Quant aux tout premiers crus, ils ont été identifiés dans des céramiques d’Iran datées de 5400 ans avant J.-C., trahis par la présence de résine de térébinthe, un agent conservateur.

« Les plantes psychoactives et les boissons alcoolisées avaient aussi un rôle sacré »

Au fil des siècles, l’alcool aurait ainsi joué un rôle majeur, allant peut-être jusqu’à participer à l’invention de l’écriture et la fondation des villes! Sur le site de Tell Bazi, au nord de la Syrie, vieux de 3400 ans, chaque maison possédait en effet sa « microbrasserie » : de gigantesques jarres d’argile (200 litres) ont conservé la trace d’orge et d’oxalate, un dépôt chimique produit par la céréale en présence d’eau. Pour l’archéologue allemande Adelheid Otto, de l’université Ludwig-Maximilians de Munich, « les nutriments essentiels, notamment les vitamines, fournis par la fermentation des céréales ont permis aux Mésopotamiens d’avoir une croissance physique correcte alors que leur régime alimentaire à base de pain et de gruau était déficient ». Selon l’archéologue Elisa Guerra Doce, spécialiste de l’ébriété dans les périodes préhistoriques à l’université de Valladolid (Espagne), les boissons alcoolisées n’ont pas eu qu’une fonction hédoniste.

« Les plantes psychoactives et les boissons alcoolisées avaient aussi un rôle sacré. La plupart des traces matérielles proviennent de tombes de membres de l’élite et de sites cérémoniels, ce qui indique que la consommation de produits psychoactifs pouvait être socialement contrôlée en Eurasie préhistorique. » Ce que reconnaît Patrick McGovern : « Communiquer avec les dieux ou les ancêtres implique presque toujours l’usage d’une boisson alcoolisée, que ce soit le vin de l’eucharistie, la bière offerte à la déesse sumérienne Ninkasi, le “grog” viking ou l’élixir des tribus amazoniennes ou africaines. » Elles ont aussi servi à traiter la douleur et les infections. « Ce lubrifiant social, ce stimulant qui altère la pensée » comme le qualifie le spécialiste aurait aussi et surtout participé à la création, à la musique et aux arts.

Revers de la médaille : la soif de l’homme pour l’alcool — avec son cortège d’excès et de maladies — a été largement aussi forte que l’attrait pour ses bienfaits. « Si l’on ne se lasse pas de raconter l’histoire de ces breuvages, conclut Patrick McGovern, mieux vaut les savourer avec modération. » Santé !

(Source : Sciences & Avenir)
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Claude Nicollier met en garde que la probabilité qu’un astéroïde heurte la Terre est de 100%
L’ancien astronaute suisse milite pour une prise de conscience: la probabilité qu’un astéroïde heurte la Terre est de 100%.

De passage à Genève avec l’Association des explorateurs de l’espace Europe, l’ancien astronaute suisse Claude Nicollier met en garde contre les impacts des astéroïdes sur la Terre. La probabilité qu’un astéroïde heurte la Terre est de 100%, affirme le professeur de l’EPFL.

«On doit être préparé »

«Ca n’arrivera pas demain, ni dans dix ans, mais peut-être dans cinquante ou dans cent ans: on doit être préparé», a indiqué jeudi soir Claude Nicollier à Keystone et à l’ats.

L’Association compte faire passer ce message auprès des décideurs

Les astéroïdes sont des objets de relativement petite dimension, soit de gros cailloux non sphériques qui passent parfois relativement près de la terre, ajoute M.Nicollier. Un impact avec la Terre causera «des dommages considérables à l’échelle planétaire ou en tous cas à l’échelle d’un continent ou d’un grand pays», selon lui.

Propulsion ionique

Il évoque notamment des tsunamis géants en cas d’impact dans un océan. Un astéroïde pourrait même détruire la vie sur Terre, estime-t-il. Mais selon les explorateurs de l’espace, il existe des possibilités de les détecter suffisamment tôt et d’intervenir pour défléchir leur trajectoire et empêcher la collision.

«Il faut aller avec un vaisseau spatial s’accrocher sur la surface de l’astéroïde et installer un moteur à propulsion ionique», explique M.Nicollier. Ce moteur qui utilise peu de carburant pourra faire changer la trajectoire de l’astéroïde au fil des années et des décennies, ajoute l’ex-astronaute.

Claude Nicollier s’exprimait en marge d’une réunion annuelle de l’Association des explorateurs de l’espace qui a rassemblé douze astronautes à Genève. Cet organisme comprend au total 49 personnes en Europe et 550 dans tout le monde. Seuls les astronautes ayant effectué au minimum un orbite sont acceptés dans ce club.

Du talent et de la chance

A ce jour, Claude Nicollier, 72 ans, reste le seul astronaute suisse. La relève est là, affirme toutefois le professeur. «Il y a beaucoup de jeunes qui ont la motivation et le talent, mais il y a peu de places en Europe», relève-t-il. Il faut de la chance pour passer une fois les sélections de l’Agence spatiale européenne (ESA), selon M.Nicollier.

En attendant un futur astronaute, la Suisse reste véritablement un pays spatial, relève M.Nicollier. Il cite les niches spéciales issues de l’horlogerie, de la mécanique de précision, de la microtechnologie et de la microtechnique. Beaucoup d’industries travaillent pour le spatial, souligne M.Nicollier.

(Source : 20 Minutes)
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Des robots pour retrouver l’équilibre après un AVC
Les robots pourraient à l’avenir servir à la rééducation des personnes ayant souffert d’une attaque cérébrale. Des scientifiques européens tentent de comprendre le complexe mécanisme de l‘équilibre pour le reproduire sur un exosquelette robotisé.

Victime d’une attaque cérébrale il y a un an et demi, Anton ne remarche que depuis quelques mois. Il a suivi une rééducation motrice classique à l’Institut Universitaire de Rééducation de la République de Slovénie. Depuis quelques semaines, il participe aux tests d’un prototype mis au point par l’unité de recherche du centre.

Retrouver une marche symétrique

L’appareil s’attache au niveau du bassin. Il est équipé de capteurs et de six moteurs qui permettent d’accompagner tous les mouvements du patient et de s’adapter à ses besoins spécifiques. Son concepteur, responsable de l’unité R&D de l’Institut, Zlatko Matjacic explique : “La machine est contrôlée de manière à suivre le mouvement et à ne pas l’influencer quand on veut que ce mouvement soit naturel. D’un autre côté, dans la rééducation suite à une attaque cérébrale, lorsqu’on travaille sur la symétrie de la marche, alors on applique des forces correctives”.

Anton a souffert d’une paralysie côté droit, l’appareil l’encourage à allonger son pas sur ce côté plus faible. Un écran lui permet de suivre en temps réel ses performances, un aspect essentiel pour la motivation. “L’objectif est d’améliorer la démarche qui est toujours anormale et d’améliorer la vitesse et l‘équilibre dynamique qui sont très importants pour bouger dans l’environnement de tous les jours”, précise Nika Goljar, responsable du service de rééducation après AVC.

Comprendre le mécanisme complexe de l‘équilibre

Ce programme s’inscrit dans un projet de recherche européen, Balance, destiné plus largement à comprendre et à résoudre les problèmes d‘équilibre via la robotique. Parmi les autres partenaires du projet, le laboratoire de robotique interactive du CEA–LIST à Gif-sur-Yvette, près de Paris. Ses ingénieurs ont développé un prototype encore plus avancé, un exosquelette robotisé englobant les jambes, du bassin jusqu’aux chevilles. L’enjeu : reproduire le mécanisme complexe de l‘équilibre qui n’existe pas dans les exosquelettes actuels.

Catherine Bidard est responsable du projet au CEA–LIST. “Cette machine est développée sur une technologie d’actionneurs qui fait qu’on contrôle l’effort et pas simplement la position”, précise t-elle. “L’autre particularité, c’est d’avoir quatre axes motorisés par jambe : ici, vous avez un mouvement latéral de la hanche qui va permettre de rattraper l‘équilibre ou de tourner”.

Gérer la collaboration entre robot et humain

Garder l‘équilibre avec seulement les deux points d’appui des jambes, le défi est de taille pour les scientifiques. Informaticiens et ingénieurs de plusieurs pays travaillent aux derniers ajustements avant le début des tests sur les humains.

Chercheur au Tecnalia Research & Innovation, Jan Veneman est le coordinateur du projet “Balance”. “Le principal défi est sans doute de savoir comment on gère la collaboration avec l’humain. On ne veut pas que l’exosquelette prenne le contrôle et marche comme un robot, avec un humain dedans. Mais nous voulons que l’exosquelette aide l’humain lorsqu’il en a besoin”, souligne t-il.

D’ici quelques mois, Anton pourrait être parmi les premiers à expérimenter ces jambes robotisées. Mais il faudra encore plusieurs années pour que ces méthodes de rééducation innovantes se généralisent.

(Source : Euronews)
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