Questions existentielles - page 229

Pour se reposer quelques minutes
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Des milliards de cigales prêtes à déferler sur les États-Unis, après 17 ans sous terre
OuestFrance
La dernière fois qu’on les a vues, c’était en 2003. Tous les 17 ans, des milliards de cigales envahissent la côte Est des États-Unis. Leur prochaine sortie est imminente.

C’est une espèce de cigales qu’on ne trouve qu’aux États-Unis, où elle ne se reproduit que tous les 13 ou 17 ans. Une rareté chez les insectes, qui ont habituellement un cycle de vie beaucoup plus court. Sur la côte Est, notamment en Virginie, Virginie-Occidentale et Caroline du Nord, une colonie de plusieurs milliards de cigales périodiques doit sortir de terre dans les prochains jours.

Une sortie tous les 17 ans

« La dernière fois que cette colonie a émergé dans ces États, c’était en 2003 et 2004 », rappelle le média britannique BBC. Après avoir vécu sous terre sous forme de nymphes, se nourrissant de racines, ces cigales construisent des tunnels de terre pour remonter à la surface. Elles muent alors dans leur forme adulte, et s’accouplent à l’air libre.

Si elles ne représentent aucun danger pour les humains, ces cigales peuvent causer d’importants dégâts aux arbres fruitiers comme les poiriers, cerisiers, pêchers et pommiers, mais aussi dans les vignes, où les femelles déposent leurs œufs.
Un grésillement digne d’un concert de rock

Il peut y avoir jusqu’à 1,5 million de spécimens par hectare, évoluant dans un vacarme assourdissant comparable à un grésillement de radio que cracheraient des haut-parleurs.

La colonie qui devrait bientôt envahir la côte Est des États-Unis fait partie des « cigales périodiques », famille d’insectes qui compte une quinzaine de branches. Trois d’entre elles ne se reproduisent que tous les 13 ans, parmi lesquelles les Magicicada, qui avaient fait parler d’elles en 2013, en « envahissant » une grande partie de la côte Est, de la Caroline au Connecticut, rappelle le journal Le Monde.

Deux à quatre semaines de vie

On ne sait pas vraiment pourquoi ces cigales n’émergent que tous les 17 ans, mais il est possible que ce long cycle les préserve des prédateurs. En réalité, elles ne survivront en extérieur que deux à quatre semaines. La majorité mourra rapidement.

En effet, « les cigales adultes sont une source énorme de nourriture pour divers animaux, surtout les oiseaux, mais aussi les petits mammifères comme les souris », confiait au journal Le Monde Andrew Liebhold, entomologiste au ministère américain de l’Agriculture. Les humains ne sont donc pas les seuls à guetter l’arrivée des cigales périodiques, mais pas pour les mêmes raisons.
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Inde : décès d'un yogi affirmant n'avoir pas mangé ou bu depuis 80 ans
RTL
Un yogi indien qui disait n'avoir pas mangé ou bu depuis 80 ans, affirmation qui a fait l'objet d'études médicales mais aussi de doutes, est mort mardi 26 mai à l'âge de 90 ans.
Prahlad Jani, ascète à la longue barbe et avec un anneau dans le nez à la façon d'une déesse hindoue, est mort à l'âge de 90 ans. Il était originaire du petit village de Charada dans l'État du Gujarat (ouest de l'Inde) et clamait ne pas avoir consommé d'eau ou de nourriture depuis l'âge de 11 ans.
"Il est mort mardi matin de vieillesse à son domicile. Il a été emmené à l'hôpital après minuit mais a été déclaré mort à l'arrivée par les médecins sur place", a déclaré Sheetal Chaudhary, son voisin d'à côté.

Prahlad Jani disait avoir été béni par une déesse dans son enfance, ce qui lui aurait conféré des pouvoirs spéciaux. "Je reçois l'élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau", avait-il affirmé en 2003.

Son ascétisme, qui lui avait valu de créer une petite communauté de fidèles, avait attiré l'attention de scientifiques. Des équipes médicales indiennes l'ont observé à deux reprises, en 2003 et 2010.

Impossible de vérifier si le yogi a jeûné 80 ans
Au cours de cette seconde étude, tout au long de laquelle il était surveillé en permanence par des caméras, il a tenu sans boire ni manger, mais aussi sans uriner ni déféquer, pendant deux semaines, stupéfiant les médecins chargés de l'observer. "Ce phénomène reste un mystère", avait à l'époque déclaré à la presse un neurologue de l'équipe.

Il n'est cependant pas possible de vérifier si le yogi n'a effectivement consommé aucune nourriture ni eau pendant toutes ces décennies. Pour les médecins, il est impensable qu'un corps humain puisse supporter un jeûne aussi long.
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Voyez le cas de Marthe Robin, elle avalait une hostie chaque matin... c'est pas lourd !
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Le doyen officiel de l’humanité est décédé à l’âge de 112 ans
Né en 1908 dans le Yorkshire, l’ancien enseignant et ingénieur britannique Bob Weighton est mort ce jeudi d’un cancer. Il a eu trois enfants, 10 petits-enfants et 25 arrière-petits-enfants.

Le Britannique Bob Weighton, reconnu par le Livre Guinness des records comme le doyen de l’humanité, est mort jeudi 28 mai 2020 d’un cancer à l’âge de 112 ans, a annoncé sa famille.

L’ancien enseignant et ingénieur britannique a été désigné en mars dernier par le Guinness comme l’homme le plus âgé du monde, mais ce titre lui est disputé par le Sud-Africain Freddie Blom, qui a affirmé fêter ses 116 ans le 8 mai dernier.

Fin mars, la femme la plus âgée recensée par l’académie Guinness était la Japonaise Kane Tanaka, qui a fêté son 117e anniversaire en juin.

« Mort paisiblement dans son sommeil »
Bob Weighton est mort paisiblement dans son sommeil, d’un cancer, jeudi 28 mai 2020 dans son appartement d’Alton dans le Hampshire, à environ 90 kilomètres au sud-ouest de Londres, selon un communiqué de sa famille.
Bob Weighton avait célébré ce qui allait être son dernier anniversaire le 29 mars dernier à huis clos à cause du coronavirus et de la menace particulière qu’il représente pour les personnes âgées. Il avait estimé que le monde est un peu en désordre à cause de la pandémie. Il avait refusé de recevoir une carte d’anniversaire de la part de la reine Elizabeth II, car celle-ci serait aux frais du contribuable et parce qu’il en avait déjà reçu au moins 10 de sa part.

Né le 29 mars 1908 dans le Yorkshire, Bob Weighton faisait partie d’une fratrie de sept enfants. Il a eu trois enfants, 10 petits-enfants et 25 arrière-petits-enfants.
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Toulouse : Et voici la bière à la chocolatine recyclée (qui a aussi le goût du pain au chocolat)
20Minutes
WTF Pour fabriquer cette bière brune pâtissière, ses inventeurs utilisent des chocolatines invendues récupérées auprès de boulangeries
Une brasserie artisanale de Toulouse lance une bière à la chocolatine.
Cette bière brune « et pâtissière » est produite avec des chocolatines invendues, récupérées auprès des boulangeries.
En vente sur Internet, elle peut à terme convertir aussi les adeptes du pain au chocolat.
Il y avait la bière au cassoulet, désormais pour compléter l’apéro du Sud-Ouest version houblon, il faudra compter sur la bière à la chocolatine. Depuis ce jeudi, les amateurs de nouveauté peuvent commander cette nouvelle saveur made in Toulouse.

Après plusieurs mois de tests, les fondateurs de la brasserie artisanale Ice Breaker ont décidé de se lancer dans un nouveau challenge. Alors qu’ils produisaient déjà une bière à la violette ou une autre salée au concombre, Anne-Sophie, Roderick et Dan se sont attaqués à un autre symbole de la Ville rose, en version « bière brune et pâtissière ».

Douce et pâtissière
Mais pas n’importe comment. Engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, ils ont récupéré des chocolatines invendues dans les boulangeries du coin pour produire leur élixir. « Avec, nous réalisons un concentré. Il faut les faire cuire, sécher, dégraisser, recuire et à la fin nous avons comme un sirop de chocolatine que l’on rajoute au moment de l’ébullition », explique Anne-Sophie.
Pour l’heure, le premier brassin permet de produire 1.000 bouteilles de 33 cl de cette bière à 7 °C. « Nous avons embouteillé les premières hier, elles ont un goût hyper doux, avec un petit goût de chocolat au lait mais en bière. Une saveur originale qui pourrait amener les gens à se tourner vers la bière brune », espère Anne-Sophie.

En attendant la réouverture tant attendue des bars et brasseries, les amateurs de nouveauté peuvent commander en ligne la « Nothing Toulouse », et n’ont donc rien à perdre si ce n’est à dépenser 3,80 euros pour la tester. Et même les parisiens peuvent se jeter à l’eau, en fermant les yeux ils auront peut-être la sensation d'y trouver un petit goût de pain au chocolat.
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Le pays Mosuo, le royaume des femmes
LCI
À l'orée de l'Himalaya, tout près du Tibet, se trouve le pays des Mosuo. Ce peuple d'anciens nomades vit sur les rives du lac Lugu. Minorité ethnique unique au monde, ils sont une des dernières sociétés matriarcales de la planète.
L'organisation sociale des Mosuo fait figure d'exception. Ce sont les femmes qui décident de tout. Il n'y a ni autorité paternelle, ni devoir ou droit marital. Le mariage n'y existe pas. Dans le monde des Mosuo, les hommes n'ont pas de propriété et ne lèguent pas leur nom. Tous les privilèges reviennent aux femmes, notamment aux plus âgées qui sont les cheffes de clan. En Chine, on surnomme cet endroit le royaume des femmes.
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Inde : Soupçonné d’être un espion du Pakistan, un pigeon est finalement libéré
INSOLITE Les inscriptions retrouvées par les autorités indiennes sur les pattes de l’oiseau n’étaient pas des codes secrets échangés entre militants… mais simplement le numéro de téléphone de son propriétaire

20 Minutes
Les autorités indiennes ont annoncé avoir libéré ce jeudi un pigeon qui avait été soupçonné d’être un espion à la solde du Pakistan. L’oiseau appartenait en fait à un pêcheur pakistanais prénommé Habibullah, qui habite près de la frontière entre les deux pays et qui est un adepte des courses de pigeons, rapporte Reuters. L’animal avait été intercepté quelques jours auparavant après avoir traversé la région du Cachemire située entre l’Inde et le Pakistan.

Une série de chiffres trouvés sur les pattes du pigeon ont semé le doute au sein des officiers indiens présents à la frontière. Ces derniers ont envisagé la possibilité qu’il s’agisse de codes échangés entre des groupes de militants. « Nous avons placé l’oiseau en détention pour enquêter et vérifier qu’il n’était pas utilisé dans des activités d’espionnage », a déclaré un haut responsable à l’agence de presse.

Le Premier ministre a été sollicité
Les inscriptions étaient en fait le numéro de téléphone portable du propriétaire du volatile, nécessaires à sa restitution si ce dernier se perdait. Lors des courses de pigeons, il arrive en effet que ces derniers ne reviennent pas vers leur maître. « Le pigeon a été libéré » car aucun élément suspect n’a été découvert, selon Shailendra Mishra, officier dans la police du Cachemire
Il n’a cependant pas précisé si l’animal a été remis à son propriétaire. Ce dernier avait expliqué qu’il ne s’agissait « que d’un oiseau innocent ». Habibullah était même allé jusqu’à s’adresser au Premier ministre indien Narendra Modi. « J’en appelle au Premier ministre afin de retrouver mon pigeon qui a franchi la frontière lors d’une séance d’entraînement en vue d’une compétition », avait plaidé le Pakistanais.
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Le mystère des bateaux qui font des ronds dans l’eau au large de l’Afrique
OuestFrance
Courants marins, interférences GPS, champ magnétique ? L’équipage du pétrolier Willowy, battant pavillon libérien, a été confronté à un mystérieux incident dimanche 31 mai. Devenu impossible à gouverner, le navire a fait des ronds dans l’eau au large de l’Afrique du Sud, en plein océan Atlantique. Quatre autres bateaux ont vécu la même inexplicable situation.

C’est un étonnant mystère révélé par nos confrères de la télé britannique Sky News. L’équipage du pétrolier Willowy, battant pavillon libérien, a été confronté à un inexplicable incident survenu aux premières heures du dimanche 31 mai.

Les officiers supérieurs à bord de ce pétrolier ont été appelés sur le pont pour être informés que leur navire et quatre autres dans son voisinage naviguaient mystérieusement en rond, incapables d’être manœuvrés et sur le point de converger, rapporte Sky News.

Les hommes à bord des navires ont d’abord supposé qu’il s’agissait d’un effet lié aux forts courants marins qui poussaient les navires. Mais il n’y avait pas de tels courants là où les navires naviguaient dans l’océan Atlantique sud, à l’ouest de la ville sud-africaine du Cap.
Il était 1 h du matin dimanche, quand le bateau transportant du pétrole brut, exploité par l’entreprise singapourienne Executive Ship, a soudainement viré à tribord et s’est mis à faire des ronds dans l’eau. Le bateau est littéralement devenu ingouvernable, témoigne l’équipage qui a pu constater que quatre autres navires à proximité étaient pris dans une spirale similaire, convergeant lentement les uns vers les autres pour une raison inconnue.

Des précédents au large de la Chine

Des cas similaires ont déjà été rapportés de bateaux navigant au large de la Chine en particulier près des terminaux pétroliers et des installations gouvernementales, mais on n’avait encore jamais rapporté un tel phénomène dans la zone où se trouvait le Willowy.

Les chercheurs qui surveillent ces étranges cercles près des côtes chinoises pensent qu’ils sont probablement le résultat d’une manipulation systématique du GPS destinée à miner un système de suivi que tous les navires commerciaux sont tenus d’utiliser en vertu du droit international.

Connue sous le nom d’AIS (système d’identification automatique), cette technologie diffuse des identifiants uniques de chaque navire – avec la position GPS du navire, sa route et sa vitesse – aux autres navires se trouvant à proximité. Ces signaux sont même collectés par des satellites et utilisés pour surveiller les comportements suspects, notamment la contrebande, la pêche illégale ou le commerce de pétrole sans licence.

Généralement, précise la télévision britannique, les cercles repérés près des côtes chinoises sont attribués à des interférences GPS. Certaines coïncidaient notamment avec les sanctions américaines contre l’Iran, selon Phil Diacon, le directeur général de la société de renseignement maritime Dryad Global, cité par le média britannique.

« Les interférences du GPS peuvent avoir de graves conséquences, la moitié des victimes en mer étant liées à des erreurs de navigation », souligne Phil Diacon.

Mais selon une analyse mondiale de ces données effectuée par les groupes environnementaux SkyTruth et Global Fishing Watch, un certain nombre d’incidents identiques se sont également produits à une certaine distance de ports chinois, certains apparaissant étrangement à des kilomètres à l’intérieur des terres proches de San Francisco, aux États-Unis.

SkyTruth a trouvé les emplacements réels de ces navires, souvent à des milliers de kilomètres des routes de navigation circulaires. Les navires se trouvaient encore souvent près de terminaux pétroliers ou dans des endroits où des perturbations du GPS avaient déjà été signalées.

Il semblerait que le brouillage de GPS ait également été utilisé par le Corps des gardiens de la révolution iranien pour tromper les navires commerciaux et les amener à entrer dans les eaux iraniennes. L’équipage à bord du Willowy était bien conscient de ces problèmes. Mais aucun de ces risques ne pouvait être envisagé à l’ouest du Cap, loin du détroit d’Ormuz ou de la mer de Chine méridionale, où des cas avaient été jusqu’à présent signalés.

Le champ magnétique de la Terre ?

De son côté, l’Agence spatiale européenne a détecté autre chose à cet endroit. Personne ne sait pourquoi, mais le champ magnétique de la Terre – qui a perdu près de 10 % de sa force au cours des deux derniers siècles – devient particulièrement faible dans une vaste région qui s’étend de l’Afrique à l’Amérique du Sud, ce qui a des répercussions sur les satellites et les engins spatiaux. Connue sous le nom d’anomalie de l’Atlantique Sud, l’intensité du champ dans cette région a rapidement diminué au cours des 50 dernières années. D’ailleurs, des scientifiques ont observé que la région elle-même s’était déplacée vers l’ouest. Est-ce la cause de l’incident subi par l’équipage du Willowy et des quatre autres navires, dimanche ? Pour le moment, le mystère reste entier.
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Sarcophage, joyaux, cercueil : dix trésors dont la disparition reste un mystère
OuestFrance
Bijoux, manuscrits, peintures… Tout au long de l’histoire, des objets extraordinaires de diverses cultures ont disparu. Volés ou perdus, certains n’ont jamais été retrouvés. Voici les histoires de dix de ces trésors, dont le sort reste une énigme.

La Chambre d’ambre
Depuis 80 ans, elle fait rêver les chasseurs de trésors. Elle, c’est la fameuse Chambre d’ambre de la tsarine Élisabeth, impératrice de Russie de 1741 à 1762. Quand, en 1941, les nazis prennent le contrôle d’une partie de la ville de Saint-Pétersbourg, les autorités soviétiques ont déjà fait évacuer les trésors du Palais Catherine (Tsarkoïe Selo), mais ils estiment que la Chambre d’ambre est intransportable. Les nazis s’en emparent alors, puis, en 1944, les fameux panneaux d’ambre sculptés disparaissent.

Depuis, cette pièce hors du commun est un fantasme pour les chasseurs de trésors. Inestimables, ces panneaux d’ambre fabriqués en Allemagne à partir de 1706, puis offerts au tsar Pierre le Grand, auraient disparu après avoir été exposés durant deux ans en Allemagne, lorsque les nazis ont voulu les cacher par crainte des bombardements. On n’en a jamais retrouvé la trace.

Le sarcophage de Mykérinos
La pyramide du pharaon égyptien Mykérinos est la plus petite des trois pyramides qui ont été construites à Guizeh, il y a environ 4 500 ans. Dans les années 1830, l’officier militaire anglais Howard Vyse a exploré les pyramides de Guizeh, parfois en utilisant des techniques destructrices (explosifs) pour traverser les structures.
Parmi ses découvertes à Guizeh, il y avait un sarcophage orné, trouvé dans la pyramide de Mykérinos, que Vyse tenta d’expédier en Angleterre en 1838, à bord du navire marchand Beatrice. Celui-ci a coulé pendant son voyage. Le navire n’a jamais été retrouvé. Le sarcophage orné non plus.

L’Arche de l’Alliance
C’est elle qui a inspiré Steven Spielberg et sa saga Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’arche perdue, sorti en 1981. Selon la Bible hébraïque, l’Arche de l’Alliance était un coffre renfermant des pièces gravées avec les Dix Commandements. Le coffre a été gardé dans un temple qui aurait été construit par le roi Salomon. Ce temple, parfois appelé le Premier Temple, était le site le plus sacré sur Terre pour le peuple juif, mais il a été détruit en 587 avant J.-C. quand une armée babylonienne dirigée par le roi Nabuchodonosor II a conquis Jérusalem.

On ne sait toujours pas exactement ce qui est arrivé à l’Arche de l’Alliance. Son emplacement a longtemps été une source de spéculation.

La bibliothèque d’Ivan le Terrible
La disparition mystérieuse de la précieuse collection des manuscrits anciens d’Ivan le Terrible, le tsar russe qui a régné au milieu du XVIe siècle, hante les scientifiques et les chercheurs de trésors. Les recherches se poursuivent en vain depuis plusieurs siècles.

Ivan le Terrible n’était pas leur premier propriétaire. Les empereurs de Byzance ont commencé à constituer cette collection dès le début de l’ère chrétienne. Les manuscrits les plus précieux venus du monde entier, et notamment de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie, prenaient la route de Constantinople (actuellement Istanbul). Après la prise de la ville en 1453 par les Turcs, la bibliothèque a pu être sauvée par miracle de la cité en flammes. Les tsars de Moscou en ont hérité. La bibliothèque a disparu après la mort subite d’Ivan le Terrible, en 1584.

Les joyaux de la couronne d’Irlande
Volés en 1907 dans le château de Dublin, les joyaux de la couronne d’Irlande comprenaient une étoile de l’Ordre de Saint-Patrick et une broche en diamants et cinq colliers en or. Les bijoux ont été fabriqués à partir de 394 pierres prélevées notamment sur les bijoux de la Reine Charlotte, mais aussi sur ceux d’un empereur mongol et peut-être avec des pierres précieuses offertes par un sultan de Turquie.

Ces bijoux précieux ont été volés alors qu’ils étaient censés être à l’abri, dans une bibliothèque de Dublin. Leur vol reste un mystère. Un large éventail de personnes, y compris Francis Shackleton, frère du célèbre explorateur Ernest Shackleton, a été soupçonné d’avoir commandité le vol. Mais cela n’a jamais été avéré.

Le tableau des Juges intègres
Il s’agit d’un panneau qui fait partie d’une œuvre d’art du XVe siècle peinte par Hubert et Jan van Eyck, située dans la cathédrale Saint-Bavo de Gand, en Belgique. Le panneau affiche un certain nombre de personnages à cheval dont l’identité reste incertaine. Philippe Le Bon, qui était le duc de Bourgogne au moment où le retable a été créé, est probablement l’un de ces cavaliers. Le panneau a été volé en 1934 et n’a jamais été trouvé.

Le diamant florentin
« Florentin » est le qualificatif le plus couramment attribué à ce diamant d’origine indienne, de couleur jaune citron et d’un poids de 137,27 carats. On l’appelle également « Grand-duc de Toscane ». Il s’agit d’un diamant taillé en forme de rose qui possède 126 facettes et neuf côtés. Il a, selon toute vraisemblance, été taillé par Lode Van Berkem, pour Charles le Téméraire.

Ce dernier perd la pierre durant la bataille de Nancy. Un Suisse aurait alors retrouvé le diamant et l’aurait vendu à un prêtre pour seulement un florin, pensant qu’il s’agissait d’un vulgaire morceau de verre… Le diamant passe alors de main en main jusqu’à ce que le Duc de Toscane en prenne possession en 1665. Le Vatican l’achète sous Jules II afin de le faire sertir sur la tiare du Pape. Il fait plus tard partie du trésor impérial des Habsbourg après le mariage du duc François de Lorraine et de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

À la chute de l’empire en 1918, Charles Ier fuit vers la Suisse et emporte avec lui le diamant, ainsi que bien d’autres trésors. C’est à partir de ce moment que l’on perd sa trace. On suppose qu’il a été vendu en Amérique du Sud au début des années 1920 pour être finalement retaillé aux États-Unis.

La fresque de la bataille d’Anghiari
1504. Léonard de Vinci entreprend l’un des travaux les plus ambitieux de sa carrière : la fresque de la bataille d’Anghiari au Palazzo Vecchio, à Florence. Deux ans plus tard, le maître quitte la ville, laissant son œuvre inachevée.

La fresque disparaît cinq décennies plus tard sous le travail de Giorgio Vasari, engagé par le nouveau pouvoir en place pour renouveler la salle du Grand Conseil, où se trouvait la représentation de la bataille d’Anghiari. Le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci est-il encore sous la fresque de Vasari ou définitivement perdu ?

L’Homme de Pékin
Les fossiles considérés comme des vestiges de l’Homme de Pékin ont pour la plupart été mis au jour par Davidson Black durant les années 1923-1927, lors de fouilles à Zhoukoudian près de Pékin, en Chine. Ils étaient datés de 250 000 à 400 000 ans (Pléistocène moyen).

Leur découverte a laissé croire un temps que les premiers êtres humains étaient apparus en Asie, mais le paléontologue français Yves Coppens, en 2010, a corrigé cette datation de 700 000 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, tous les ossements trouvés (14 crânes, 11 mandibules, 147 dents et 11 restes postcrâniens) ont été envoyés aux États-Unis pour être préservés, face à l’avancée de l’armée japonaise. Malheureusement, la collection a été perdue au cours de combats et n’est jamais arrivée à destination.

Le cercueil royal de Pologne
En 1800, la princesse Izabela Czartoryska a créé le cercueil dit « royal » appartenant aux familles qui avaient gouverné la Pologne. Il contenait des bijoux portés par les rois polonais, des œuvres d’art et d’autres souvenirs. En 1800, la Pologne avait cessé d’exister en tant qu’État indépendant, après avoir été répartie entre les autres puissances de la région. Le cercueil royal a été saisi par l’Allemagne nazie, lors de l’envahissement de la Pologne en septembre 1939. Depuis, son contenu est perdu.
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États-Unis. Une retenue d’eau jamais touchée par les humains découverte au Nouveau-Mexique
OuestFrance
Une expédition géoscientifique menée dans les grottes du parc national des cavernes de Carlsbad, au Nouveau-Mexique, a permis de découvrir une petite mare isolée, jamais atteinte ou contaminée par les humains.

Une série de passages souterrains découverte en 1993 dans les grottes du parc national de Carlsbad Caverns (Nouveau-Mexique), mais jamais explorée jusqu’à présent, a permis à une équipe de scientifiques de découvrir une mare d’eau pure, inviolée par les êtres humains.

Les travaux de l’expédition, menée en octobre dernier, n’ont été révélés que la semaine passée sur les réseaux sociaux par les responsables des Carlsbad Caverns (un parc de 19 000 ha). Ceux-ci ont qualifié le site mis à jour de « complètement vierge », ajoutant que les bactéries aperçues dans l’eau « ont évolué sans présence humaine ».

Cette retenue d’eau a été découverte à 215 m au-dessous de l’entrée de la grotte de Lechuguilla, l’une des 10 grottes les plus longues au monde. L’exploration a en outre permis de cartographier plus de deux kilomètres de passages souterrains.

À la tête de l’expédition, le géoscientifique Max Wisshak s’est dit surpris par l’apparence du site. Une photo réalisée sur place révèle en effet une retenue d’eau entourée de roche blanche givrée et « remplie d’un liquide d’aspect étrange qui ressemble à du yaourt épais ».

Scientifiquement importante
Bien qu’impressionnante par ses couleurs et sa composition, la mare est en réalité de taille modeste, à savoir 80 cm de long sur une trentaine de centimètres de large. L’âge exact de sa formation n’a pas été déterminé de manière exacte. Des prélèvements ont été effectués pour tenter d’en percer les secrets.

« Cette ‘piscine’ est isolée depuis des centaines de milliers d’années et n’avait jamais vu la lumière avant ce jour », précise Rodney Horrocks, chef des ressources naturelles et culturelles du parc national de Carlsbad Caverns. « La couleur de l’eau constitue une illusion d’optique : elle est en fait totalement limpide ».

La formation de cette mare est probablement liée à la pluie, laquelle s’est infiltrée dans le calcaire, puis a coulé ou glissé le long des parois des grottes jusqu’à former une retenue d’eau.

Cette découverte, réalisée dans une caverne longue de 100 mètres, ouvre un nouveau champ de recherches : « Ces piscines intactes sont scientifiquement importantes », explique Wisshak. « Les échantillons d’eau sont exempts de contaminants et abritent des organismes microbiens endémiques. Habituellement, la contamination se produit par la pollution de l’air ou par les écoulements, mais dans le cas de la grotte de Lechuguilla, ce n’est pas un problème : celle-ci est située dans une zone sauvage protégée et les couches de roches et sédiments assurent la filtration. Cette mare est donc aussi vierge que possible. »

L’examen des échantillons prélevés par les microbiologistes devrait compléter les premiers travaux réalisés par l’expédition, laquelle devrait être suivie par une seconde dans les mois à venir.


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Les humains ne tarderont pas à faire en sorte que cette étendue d'eau subisse le même sort que toutes celles auxquelles ils se sont intéressés...
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États-Unis : découverte d'un trésor dissimulé dans les Rocheuses depuis 10 ans
RTLE - Un trésor, avec de l'or et des diamants, a été découvert dans les Rocheuses américaines, une grande chaîne de montagnes située dans l'ouest du pays.
C'est une découverte qui vaudrait plus d'un million de dollars. Un trésor a été trouvé dans les Rocheuses américaines, célèbre chaîne de montagnes située dans l'ouest du pays.
Selon CNN, qui relate cette histoire, c'est la personne qui avait caché ce trésor il y a dix ans qui a révélé l'information. Forest Fenn, un collectionneur d'art et d'antiquités, avait fait ça pour "inspirer les gens à explorer la nature et donner de l'espoir aux personnes touchées par la crise économique".

L'homme de 89 ans a annoncé que le trésor "se trouvait sous une voûte étoilée, dissimulée dans la végétation luxuriante et boisée des Rocheuses". "Il n'avait pas bougé de l'endroit où je l'ai caché il y a plus de dix ans."

Ce dernier a ajouté ne pas connaître l'identité de la personne ou des personnes ayant découvert le trésor, composé d'or, de rubis, d'émeraudes et de diamants, mais il a assuré avoir reçu des photos.
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Koro, Reflechi twop... Ces maladies mentales qui n’existent que dans certaines cultures
OuestFrance
Dépression, Koro, morts mal enterrés ou mal venu de l’invisible : selon notre culture, les maladies mentales peuvent prendre différentes formes. On pourrait même adapter sa façon de souffrir selon les principes de notre société. D’où l’importance de connaître la culture d’un patient avant de le soigner.

Quand ils bougent géographiquement, les gens transportent ce qui les a construits. Ils transportent le monde d’où ils viennent. Et quand ils tombent malades, cette donnée est déterminante pour comprendre l’origine du mal-être.

Une discipline prend en compte tous ces aspects pour aider les soignants occidentaux à mieux aider leurs patients issus d’autres cultures : l’ethnopsychiatrie.

Entretien avec la Dr Franceline James, psychiatre-psychothérapeute et médecin référent de l’Association genevoise pour l’ethnopsychiatrie.
Comment en êtes-vous venue à étudier la prégnance des cultures sur une construction des troubles psychiatriques ?

Par l’ethnopsychiatrie, c’est-à-dire le fait de comprendre que les patients d’origine migrante que nous sommes amenés à recevoir dans une ville comme Genève posent des problèmes à la médecine et à la psychiatrie parce qu’ils ne rentrent pas dans nos catégories diagnostiques et thérapeutiques.

Et très souvent, on est obligé de faire une sorte de forcing pour réussir à les mettre dans une case « diagnostic » et trouver un traitement, qui au final ne fonctionne pas.

C’est le constat de cette impossibilité qui m’a amenée à m’interroger davantage.

On voit des maladies mentales telles que le Koro à Singapour, le Reflechi twop (« Réfléchir trop », une rumination excessive) à Haïti ou le Hwa-byung (impossibilité d’exprimer sa colère par rapport à une situation jugée injuste) qui toucherait 10 000 personnes par an en Corée du Sud. Peut-on dire qu’il existe une géographie des maladies mentales ?

Ces formes de pathologies sont des cas très particuliers qui ne se retrouvent que dans certaines cultures et pas dans d’autres. Cela pose la question de la fonction de la culture dans la construction des troubles mentaux ou du fonctionnement mental.

Une personne qui tombe malade de cette manière, conformément à sa culture, ne fait pas un choix personnel. Il choisit un modèle préétabli, une manière d’aller mal proposée par sa culture.

C’est ce qui rend la prise en charge relativement compliquée parce qu’on n’arrive pas à « saisir » l’individu.

Cela pose des questions sur nos propres maladies culturelles en Occident, telles que les troubles alimentaires ou l’alcoolisme. Il est intéressant de se demander pourquoi on arrive très difficilement à aider ces gens ? Parce que ces maladies ne sont pas construites sur le mode individuel, mais c’est un mode de fonctionnement prescrit par notre culture pour montrer que l’on va mal.

Ces maladies d’Occident, comme l’alcoolisme ou les troubles alimentaires, ne se retrouvent pas forcément en Asie orientale par exemple ?

Non pas sous cette forme. Et, a contrario, en Malaisie, une personne qui va courir l’Amoke, comme on dit, qui va sortir en brandissant un Christ et tuer tout ce qui bouge, on ne le rencontre pas dans nos rues.

Ce qui est intéressant, c’est plutôt une autre catégorie de personnes : les gens qui vont mal, mais qu’on réduit, à tort, à nos propres catégories psychopathologiques, avec lesquelles on ne peut pas réussir à les aider. Dans ces cas-là, on ne fait que plaquer nos « modèles » sur une partie seulement de leur problématique. On n’a pas compris l’essentiel. On essaie de les faire rentrer dans nos cases occidentales parce qu’on n’a rien d’autre.

Mais ça ne correspond pas pour toute une série de patients migrants qui, eux, sont malades sous une autre forme.

Par exemple, un patient africain, en Suisse ne se sentait pas bien. Il était très anxieux, présentait des troubles somatiques divers. Son médecin le rassure, et lui donne un traitement. Quelque temps après, le patient revient et ne va pas mieux. Il a toujours mal au ventre et il est beaucoup, beaucoup plus anxieux. Il dit à son médecin : « C’est bizarre, je sens des choses, des odeurs, j’ai l’impression d’une présence. »

Le médecin lui dit que ce qu’il est victime des superstitions liées à sa culture, qu’il n’a pas à s’inquiéter, et que c’est complètement imaginaire. Il lui donne alors un anxiolytique. Le patient va de mal en pis.

Le médecin l’envoie chez le psychiatre, à qui le patient précise qu’il sent bel et bien quelqu’un le suivre dans la rue en journée, et qu’il sent des présences la nuit dans sa chambre… Le psychiatre décrète que ce patient souffre d’hallucinations. Et là, il commence à lui prescrire un traitement neuroleptique. Mais ça empire encore.

Le patient est hospitalisé en psychiatrie et commence une trajectoire de patient psychotique chronique dont il ne sortira pas, car c’est un diagnostic extrêmement lourd, qui détermine le futur du patient.

Que s’est-il passé ? Dans ce cas, c’est le médecin qui l’a rendu fou. Les bonnes questions auraient été non pas de savoir ce qu’il pouvait distinguer, tout seul, avec notre médecine, dans les symptômes du patient, mais ce que la culture du patient pouvait dire sur ce qu’il était en train d’évoquer.

À partir de là, on s’aperçoit qu’un patient africain, de manière très générale, peut être aux prises avec des morts mal enterrés, avec des génies, avec un appel non respecté aux générations précédentes à devenir guérisseur… Des choses qui expliquent parfaitement les troubles que présente ledit patient africain. Et ce n’est pas en lui donnant un traitement médicamenteux, anxiolytique ou neuroleptique, qu’on va l’aider, mais en essayant de comprendre le désordre qui se situe à l’extérieur du patient, qui le poursuit. Et c’est ce que l’on doit arranger.

On trouve également ce genre de trouble en Europe. Les pensées portugaises sur le mal et le malheur sont extrêmement proches de celles de l’Afrique. Les Portugais ont tout le temps affaire aux morts, et ce ne sont pas des hallucinations. Quand on qualifie ces manifestations d’hallucinatoires, on se trompe d’étage : on les réduit à une psychopathologie individuelle alors qu’il s’agit d’un langage culturel collectif. Donc, cette approche est intéressante pour plein de gens, et pas seulement des migrants d’origine lointaine.

Il faut donc revoir notre approche de la psychiatrie occidentale ?

Quand on est en Occident, on s’aperçoit que la médecine et la psychiatrie sont des données qui sont avant tout urbaines, académiques et que si vous sortez des villes, en campagne ou en montagne, on retrouve le même type d’explications du mal qu’ailleurs. Simplement, la médecine en ignore tout, ou presque, car les gens qui vont chez les guérisseurs ne viennent pas le raconter à leur médecin et très souvent, ils font des démarches parallèles.

J’en viens à la neurasthénie, presque à la mode il fut un temps, mais dont personne ne parle plus. Sauf en Chine, où elle semble plus présente que la dépression. Estimez-vous que c’est la première maladie mentale « importée » ?

Pour moi, il n’y a pas de maladies importées. La maladie mentale déclarée la plus répandue dans le monde entier d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est la dépression.

Mais la dépression est un diagnostic totalement occidental, qui correspond à une certaine représentation tout aussi occidentale de la personne. Chez nous, la personne c’est l’individu avec ses limites (son corps, son âme, son histoire, son psychisme…) et c’est à l’intérieur de cet ensemble qu’on cherche l’origine des troubles. Et c’est cela qu’on appelle dépression dans un certain nombre de cas, avec des symptômes plus précis.

Or, les gens peuvent aussi aller mal ailleurs, mais simplement pas sur le même mode.

Au Cameroun, chez les Bamilékés, un peuple d’Afrique centrale, il y a une manière très grave d’aller mal qui est associée à ce qu’on appelle les « Meugnissie ».
La personne commence à se désocialiser, devient de plus en plus marginale, il commence à errer, il est habillé de haillons, mange de la terre. Il fait des choses invraisemblables. Ça peut durer des mois, voire des années, jusqu’à ce qu’il rencontre un guérisseur traditionnel Bamiléké qu’on appelle le « Meugnissie » et qui lui dit : « Je t’attendais ».

Il commence alors à initier le malade qui va devenir lui-même un « Meugnissie ».

Cette personne allait donc très, très mal selon tous les critères mondiaux possibles, mais cela ne s’appelle ni neurasthénie ni dépression. Cela porte un nom Bamiléké et engendre toute une explication qui va ensuite donner lieu à des possibilités de « guérison » quand on suit les chemins culturellement prescrits pour ce type de troubles.

Pour comprendre les patients non occidentaux, il faut aussi comprendre les « invisibles »…

On trouve ce genre d’exemple absolument partout. Dans toutes les cultures, des gens sont spécialisés dans le but d’identifier les gens qui vont mal. Ce n’est pas tellement poser un diagnostic, ce sont souvent des devins car dans beaucoup de troubles qui relèveraient chez nous de la psychopathologie, ailleurs, on considère que l’intervention d’un invisible est venue bouleverser la personne et modifier sa trajectoire.

Donc, ça veut dire que ce n’est pas à l’intérieur du sujet que l’on cherche, mais dans une interaction avec des choses externes que, chez nous, on a complètement abandonnées. Du coup, le monde invisible est très, très présent dans toutes les explications du mal, dans le monde non occidental.

À Genève, où se trouve le siège de l’OMS, c’est très compliqué car tout ce qui touche au traumatisme, sujet très étudié dans la psychiatrie occidentale, est totalement méconnu chez nous, au profit des explications de type neuroscientifiques.

On cherche à l’intérieur du sujet une explication à quelque chose qui lui est tombé violemment dessus de l’extérieur, comme toutes les victimes de tortures, toutes les victimes de guerre gravement traumatisées qui ne sont plus diagnostiqués au bon étage. Et ces gens-là finissent très souvent avec des diagnostics de psychose, ce qui est parfaitement aberrant et ne les aide pas.

Il n’y aurait donc pas de géographie des maladies mentales, mais plutôt une manière différente de décrire les symptômes et les maladies mentales ainsi que des manières plus ou moins acceptées par les sociétés de parler de l’anxiété…

Toutes les cultures construisent des représentations collectives du mal et du malheur. Mais cette représentation est très différente d’une région à l’autre.

Dans certaines régions, si les vaches de votre troupeau meurent ou si votre fils a un accident de voiture, on va faire rentrer cela dans le même genre de catégorie qu’une maladie.  C’est un malheur, un désordre qui vous est arrivé dessus et dont on doit chercher la cause. C’est le propre des cultures : construire des réponses collectives à toutes ces questions.

On doit donc avant tout comprendre la culture et le terreau d’un patient avant de le soigner ?

Oui, c’est d’ailleurs le seul moyen qu’on a d’avoir une chance de « rencontrer » réellement une personne. C’est vrai aussi pour les patients occidentaux, mais comme le patient occidental partage a priori la même culture que son médecin, la question est plus simple.

Tandis que, quand les soignants et les patients n’ont pas été formés dans la même pensée culturelle, cela devient beaucoup plus compliqué, car c’est le soignant qui a le pouvoir du diagnostic. Les patients migrants sont souvent les grandes victimes de ce système qui produit d’innombrables malentendus. Et ça n’aide pas les gens qui vont mal.

Dans votre histoire professionnelle, justement, il y a des patients de culture totalement différente de la vôtre que vous n’êtes pas arrivés à « rencontrer » ?

Dans mon cabinet privé, comme psychiatre occidentale, je ne peux pas commencer à parler comme cela des invisibles ou des morts mal enterrés car je ne serais plus un psychiatre occidental et le risque serait que je me mette à faire n’importe quoi.

En revanche, pour aborder ces autres niveaux, on est obligé de changer de cadre et c’est ce que fait l’ethnopsychiatrie. Avec un groupe de co-thérapeutes, on reçoit toujours le patient avec un référent culturel qui parle sa langue.

Le passage par la langue est un élément essentiel, notamment pour distinguer des concepts qui ne sont pas traduisibles d’une langue à l’autre. Les co-thérapeutes sont là pour faire exister des mondes culturels différents et permettre aux patients de s’y retrouver.

Sur quoi travaillez-vous en particulier en ce moment ?

Une des choses qui revient souvent sur le tapis est la question de la transmission à la deuxième génération, c’est-à-dire aux enfants de migrants nés ici. Ceux-ci se retrouvent souvent en très grande difficulté parce qu’ils présentent souvent des problèmes à l’âge de l’adolescence, parfois avant.

Des problèmes qu’ils ne comprennent pas car leur famille ne leur a pas transmis les éléments culturels nécessaires. Leurs parents, eux-mêmes, se sont souvent trouvés très coupés de leur propre transmission. Nous avons donc tout un travail de lien à refaire avec les mondes d’origine de nos patients, qui sont déterminants pour la construction du psychisme individuel sur plusieurs générations.

Quels symptômes se manifestent chez les enfants de migrants dont vous parlez ?

Je peux vous donner deux exemples. Un enfant d’origine congolaise âgé de 6 ans, dont les parents, demandeurs d’asile, ont un statut précaire. L’enfant est scolarisé dans l’école publique et tout le monde l’aime beaucoup. Il est adorable, mais il fait des crises violentes, et devient complètement méconnaissable. Personne ne comprend.

Un office médico-pédagogique pose un diagnostic de psychose. Mais ce n’est pas satisfaisant, l’enfant ne va pas mieux.

Quand on le reçoit avec ses parents, on s’aperçoit que les parents font partie d’une église évangélique, au sein de laquelle le père exerce des responsabilités.

Il affirme que son fils est attaqué par les démons et toute la communauté dont il fait partie est très mobilisée. Ils font des nuits de prière et sont très présents pour soulager l’enfant de ces attaques démoniaques, venues donc de l’extérieur.

Lors d’une autre séance, on fait participer la grand-mère, qui est complètement imprégnée des pensées traditionnelles. Elle dit : « moi, je sais très bien que cet enfant a subi une attaque sorcière qui se reproduit de génération en génération dans notre famille. Il est donc devenu sorcier ». La situation est très grave mais évidemment, elle ne veut pas en parler devant le père évangéliste.

Donc, c’est très compliqué. Mais comme c’est un milieu matrilinéaire, il y a aussi toute la question de savoir quel est le lignage le plus influent pour la pathologie de l’enfant. Et puis, pour nous, la question éminemment clinique se pose ainsi : quelle explication ethnologique sera la plus efficace ? C’est intéressant car pour la même histoire il y a trois explications différentes par le milieu lui-même.

Et le deuxième exemple ?

L’autre exemple concerne aussi une famille du Congo, très bien intégrée en Suisse, depuis des années, avec plusieurs enfants en fin d’adolescence. Un conflit familial absolument invraisemblable, dans lequel une des filles porte plainte contre sa mère pour violences physiques, éclate.

Cela entraîne le déploiement de tout l’arsenal administratif et juridique ainsi que les services sociaux. La mère est arrêtée par la police, et passe 48 heures en garde à vue.

Le service de protection des mineurs nous adresse la famille. Le couple est dans un état épouvantable, la famille est coupée en deux. La moitié des enfants du côté du père. L’autre est du côté de la mère, c’est l’horreur.

Puis on comprend en les interrogeant qu’il y a bien d’autres troubles dans la famille. Des choses très étranges du côté d’un fils majeur qui a disparu de la circulation, qui ne donne pas signe de vie mais dont on sait où il est.

Une autre fille, majeure elle aussi, est dans le coma depuis des mois. Puis, on apprend des tas d’autres détails : par exemple, le fait que la mère ait une jumelle. Et dans la culture propre à cette famille, les jumeaux sont extrêmement valorisés dans la société. C’est donc un affront absolument impensable qu’elle ait eu affaire à la police. Sans compter que l’une de ses filles a porté plainte contre elle.

Si l’on se contente de ce qu’on a observé chez nous avec nos outils, on ne comprend rien à la situation. Et puis, on ne les aide pas du tout, on aggrave plutôt les choses en alourdissant le tableau avec le tribunal pour mineurs. Tandis que si l’on se donne des outils permettant de comprendre culturellement ce que veulent dire toutes ces choses, on a des chances réelles de commencer à les aider.
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